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Quelques explications que je me dois de donner une fois de plus, car je doute que quiconque ait envie de lire ma centaine et quelques articles intégralement.

 

Quand je parle ici et là à travers mes articles, soit en exposant un objet, soit par allusion à la guerre oubliée de Crimée (guerre d'Orient) à celle de 70 ou à la commune, je parle de mon grand père. Evidemment ça trouble; même sachant que je suis dans ma soixante et onzième année. De fait mon grand père Jules Aronssohn (souvent orthographié avec deux R on se demande pourquoi) est né en 1834 à Reims (Rheims à l'époque)  d'un père négociant et propriétaire terrien dont le mariage avec Rose Emilie Petit avait rompu la chaîne hébraïque de la famille. Cet arrière grand père descendait de Jacques Aronssohn Médecin à Sarre Union et plusieurs autres médecins illustrèrent la famille comme un second Jules (cousin germain de mon grand père et lui aussi chrétien par le mariage de son père, mon grand père assista à ses obsèques à la Madeleine. Il est cité fréquemment pour ses commentaires sur la guerre du Mexique voulue par Napoléon III qu'il vécut in situ,) Paul et avant eux Jacques-Léon. Mais là nous retournons au 18° siècle.

 

Marié avec une dame Clergé qui lui donna trois enfants puis veuf, il constata qu'aucune de ses deux filles ni son garçon ne désiraient avoir d'enfant. Et à son fils Arnold qui se scandalisait de l'annonce de son mariage avec ma grand mère, jeune modiste arrivant du Lot, il répondit : "Monsieur, vous n'avez pas daigné me donner de descendance, souffrez donc que je l'assume moi-même !"

En même temps si la modiste avait un peu plus de vingt ans, en 1903 quand il l'épousa, il en avait 69 !  70 à la naissance de mon oncle, et 77 pour celle de mon père en 1910. On comprend maintenant que deux générations ont été sautées, en quelque manière, et que mes cousins germains, s'ils avaient existés chez les premiers enfants de mon grand père, seraient nés dans les années 1885/1895 et n'auraient sans doute jamais entendu parler ni disposé par conséquent, d'un ordinateur et d'Internet. C'est peut être parce que moi je le peux que je me sens un devoir de mémoire pour ce vieil homme qui engagé à dix sept ans pour la guerre de crimée puis plusieurs fois pour différents conflits, poursuivra ses études médicales malgré tout, et en dehors des périodes de conflits évoquées ci-dessus ou dans les articles joints (cliquer pour voir en totalité ces images) il a été délégué par différents ministères des différents gouvenements de l'époque pour l'étude du Choléra, particulièrement en Italie et en Egypte, mais aussi auprès d'armées (Russe et Prussienne)

Je reviens sur cette notion du devoir de mémoire ! Il se trouve, et dans les "pages" de mon blog vous pouvez en trouver quelques traces, que j'ai hérité à travers mon père, de plaques photographiques ramenées de Crimée qui, selon le musée de l'armée auquel j'en ai fait don, auraient été prises par Fenton (ils possédaient des tirages) , un photographe anglais qui dans un moment de folie à brisé toutes ses plaques. Sauf celles-ci, qui sont des copies contact faites sur place,  C'est une anecdote au départ,  Ce don a fait répondre par le musée de l'armée à un journaliste Mexicain en recherche, de me contacter, car l'homonymie entre mon grand père, médecin major, et son cousin lui aussi médecin major, a fait croire à ce journaliste que je pouvais posséder des photos de la guerre du Mexique parce que c'était mon grand père qui était là bas. Il s'est renseigné et a tenté d'avoir le dossier militaire de mon grand père quand je lui ai répondu qu'à ma connaissance mon aieul n'avait pas mis les pieds au Mexique, car j'ignorais cette homonymie et ce cousinage à ce moment là. Or si les dossiers était répertoriés ils étaient strictement vides. Au moment de l'affaire Dreyfus, tous les officiers portant un nom juif comme le nôtre sont devenus suspects, et leurs dossiers confisqués par la police pour étude. Et dieu seul sait où ils ont échoué dans cette comédie dramatique.

Ces quelques articles et photos, sans lui rendre justice, devraient au moins compenser en partie le manque de notoriété  dont un nom et un contexte le priva.

Pour toutes les images jointes dans cette nouvelle formule du blog que je maîtrise mal, un clic sur l'une d'elle permet ensuite de les faire toutes défiler entières et non amputées telles qu'elles semblent se présenter.

 

Je joins ici un article qui montre que l'ancien militaire qui était sur le point de repartir en Egypte étudier (1885)  le choléra avait aussi de la vaillance à revendre. 

LE GAULOIS. JEUDI 10 MARS 1881 


     L'INCENDIE DES MAGASINS DU PRINTEMPS 

     Quatre heures. L'incendie, constamment rallumé par le vent, paraît vouloir 
prendre une intensité considérable dans la partie du sous-sol, située immédiatement au dessous de l'entrée principale, sur le boulevard Haussmann. Partout, cependant, les secours affluent; mais la rapidité avec laquelle le feu s'est propagé donne les plus grandes craintes, relativement au compteur et à la conduite principale extérieure du gaz. C'est alors que M. Jules Aronssohn, ingénieur, qui a coopéré activement aux divers travaux de sauvetage, fait part à M. le colonel des pompiers de la possibilité de sauver le coffre-fort du rez-de-chaussée et les livres de commerce de la caisse principale. 

Le brave colonel répond catégoriquement à M. Aronssohn qu'il s'oppose, après 
les trop nombreuses victimes qu'il y a eu, à ce que un seul pompier facilite ce sauvetage. 

     Mais M. Aronssohn, ancien lieutenant-colonel., 
ne saurait mentir à sa vieille réputation de sauveteur, et la pensée seule 
du danger centuple sa volonté arrêtée d'opérer ce sauvetage. 

     Bientôt, il pénètre hardiment dans le magasin une première fois; la fumée acre et compacte l'empêche d'avancer. Mais, après avoir repris haleine sur le seuil, il reconnaît, plus avant, le moyen d'arriver au but. Désormais fixé, il informe M. Jaluzot mais celui-ci préfère perdre les quarante et un mille francs que contient le coffre-fort plutôt que de laisser risquer une vie d'homme. Qu'importe à M. Aronssohn il retourne auprès des pompiers, dont il dirige les courageux efforts, et, saisissant le moment favorable du -bris d'une grande glace, qu'il a fait lui-même sauter en éclats, le voilà derechef dans le magasin où il ébranle le coffrefort. L'officier de paix du deuxième arrondissement le rappelle en vain, craignant de le voir enseveli sous un nouvel éboulement. 


     Le caissier de la maison survient, pénètre à son tour et ne réussit pas davantage à ouvrir le coffre-fort. 

     -Sans tarder, M. Aronssohn va chercher quatre militaires auxquels se joignent, malgré les admonestations de leurs chefs, deux pompiers, et en quelques minutes le coffre-fort est hissé, sorti et enlevé du lieu du sinistre avec quantité de livres de commerce. Ce résultat, dû à la volonté d'acier de M. Aronssohn, lui fait le plus grand honneur, et nous nous associons aux témoignages qu'il a reçus de toute part pour sa vaillante conduite. 
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Tag(s) : #Etats d'âme

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