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Quand Claudine m'a dédicacé son bouquin, elle faisait une allusion amusée au contenu plus gaulois, paillard écrit elle, que dans le second qui pourtant n'exclut pas les "sentiments" !

 

Ce n'est pas moi qui me plaindrai de trouver un peu de paillardise en littérature, en somme, et de façon plus triviale, admettre que le cul joue un rôle important dans nos société n'est qu'un constat.

 

Là où on quitte le banal du constat, c'est quand apparaît un personnage qui distribue des "pouvoirs" et se fait rémunérer à sa façon. 

 

Le roman nous fait naviguer dans le monde particulier de l'édition, depuis les vélléités d'écriture et les tentatives de nombreux jeunes "auteurs," vite habitués au : "Nous sommes désolés mais le contenu de votre manuscrit ne correspond pas à notre ligne éditoriale," jusqu'au renoncement pur et simple. Mais aussi à la prise de conscience de sa propre médiocrité par un éditeur qui en lisant les délires plus ou moins français des autres, commence à comprendre ce qu'ont ressenti ceux qui l'ont lu quand il était de ces "génies" méconnus, destinés à le rester.

 

Qu'une femme écrive sur ce qui représente une partie de sa vie n'est pas surprenant, qu'elle s'installe dans la peau d'un garçon pour parler de sa prise de conscience homosexuelle et lui invente un style d'écriture est déjà plus surprenant, qu' inspirée décidément par la synchronicité de Jung, elle fasse évoluer ses personnages en partie dans la capitale actuelle, mais aussi dans l'ancienne capitale des Francs, à Laon, et que certains de ces personnages soient liés sans le savoir me trouble, car si déjà dans son second livre* Claudine évoquait l'Allemagne et la région où jeune militaire j'ai passé un an et demi, dans celui-ci qui se trouve être le premier, avec la ville de Laon que je connais bien pour l'avoir traversée ou contournée par la rocade plusieurs centaines de fois en me rendant dans les Ardennes, elle démontre un talent d'écrivain qui ne néglige pas la documentation à la fois géographique et psychologique entre habitants de la "ville basse" et ceux de la "ville haute" et des moyens d'aller de l'une à l'autre. Mais surtout, pour moi, c'est comme une allusion au "partage" que représente cette synchronicité Jungienne !

 

Et je me sens d'autant plus "concerné," comme on disait fut un temps, que notre Toulousaine préfère de loin le vélo à l'automobile, et que ses descriptions précises d'endroits connus - qu'il s'agisse de Paris XV° ou de Laon - m'impliquent parce que, malgré ma connaissance bien concrète des lieux, je n'ai jamais su avoir son regard alors que j'étais "sur place" !

 

 

Diabolo Pacte (de Claudine Candat)

Quant à l'histoire ne croyez pas que je vais déflorer le sujet. En fait c'est un peu une poupée Russe : l'histoire contient des histoires dans lesquelles sont racontées des histoires et des espoirs. Le titre vous en apprend déjà beaucoup sur ce personnage subsidiaire qui fait quelques apparitions, et anticipant sur les lois les plus récentes offre une fille à un monsieur qui n'aime pas les dames.

 

Mais êtes vous prêts à signer un pacte de sang ?

 

 

 

* Elwig de l'auberge froide !

Tag(s) : #Mes lectures

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