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Il est évident que les politiques ont des discours qui ne font que préparer des ré-élections désirées, que l'hyper spécialisation au détriment de la notion "d'honnête homme" est devenue la règle. En conséquence de quoi la maîtrise des situations par un survol global de tous les acteurs et surtout de toutes les actions en cours, est quasiment inexistante. Autrefois c'était le rôle des polytechniciens de maîtriser suffisamment l'ensemble des sciences et techniques pour coordonner les études et les mises au point, mais depuis pas mal de temps les polytechniciens sont plus orientés vers la direction d'entreprise que l'ingénierie.

De toutes façons nous sommes désormais dans une société multinationale où les décisions politiques dans un pays ont une répercussion immédiate sur les autres pays (change, droits de douane, boycot) mais aussi les projets économiques ou industriels ,comme c'est le cas de la Chine aujourd'hui qui n'a pas de ressources, et qui stocke les métaux pour son industrie, provoquant une hausse jamais vue des cours. A l'évidence politiques et scientifiques, savants et ingénieurs continuent d'imaginer notre monde avec des esprits d'enfants pour qui la mer ne peut pas se vider avec une petite cuiller. Et pourtant avec 7 milliards de petites cuillers bientôt, qui puisent sans repos dans des ressources non renouvelables et détruites par l'usage, je vous assure qu'on peut vider la mer.Le monde va mal parce que nous baignons dans un éternel présent émaillé de quelques mini-révolutions, juste pour rire, sans avoir pris conscience de l'érosion.

L'érosion c'est un peu la vie de la matière dite inerte, son vieillissement, sa transformation en tous cas et sa disparition éventuelle à laquelle nous contribuons grandement même si, dans le même temps, en déchets, nous apportons l'équivalent sous une autre forme. Car chacun sait que rien ne se crée, rien ne disparaît, tout se transforme. L'ennui c'est qu'en respectant les lois de la thermodynamique, la partie qui se transforme en rayonnements thermiques s'évacue dans l'espace sans espoir de retour et qu'une fois transformé, un combustible - par exemple - n'est plus un combustible.

Comment économiser ? Non pas seulement faire durer ce qui reste, mais continuer à fonctionner avec les autres techniques et techonologies utilisant des énergies plus renouvelables.

Bien entendu, comme je l'ai dit dans mon entrée précédente et comme le confirme un correspondant qui partage, à tout le moins, ce point de vue, il faudrait maîtriser le nombre de la population.

Mais comme nous ne sommes pas des sauvages et que nous ne souhaitons pas une guerre de plus pour limiter la population, comme c'était l'habitude jusqu'à présent, il faut, en attendant qu'un système de limitation des naissances ait fait preuve d'efficacité, réduire nos dépenses d'énergie.

Je ne vais pas faire semblant d'avoir fait des calculs  qui ne m'amusent pas, et qui de toutes façons seraient purement statistiques, juste faire appel au bon sens, en particulier de ceux qui vivants dans de grandes villes ou en banlieue de ces grandes villes, sont témoins journellement de ces transhumances incroyables, d'employés qui parcourent trente ou quarante kilomètres matin et soir grâce à une tonne de bagnole pour quatre vingt kilos de bonhomme ou femme et ce pour aller taper sur des claviers, au moment même où je peux discuter avec Johanne, à Trois Rivières, Québec, quand elle se lève ou avec mon copain Adonaï, de Mendoza, Argentine. Je ne veux pas prétendre que mon estimation soit précise, mais avec un télé travail bien structuré je pense que l'on pourrait réduire ces déplacements au cinquième de ce qu'ils sont, car certains n'auraient jamais besoin de se déplacer, et d'autres une fois par semaine ou deux maximum. Alors il y a le vieux problème du "pointage." Entre nous, à quoi bon faire pointer les gens pour qu'ils passent ensuite une partie de la journée à fumer sur le trottoir et une autre à discuterdevant la machine à café, surtout quand on mesure ce que coûtent ces déplacements en locaux, en énergie, en temps non payé pour ces salariés, car jusqu'à preuve du contraire les heures passées dans les embouteillage ne sont pas rémunérées. Du coup ça concerne aussi ceux qui prennent les transports en commun. Il est évident que la contribution de chacun au travail commun est aisée à mesurer aux résultats obtenus, aux dossiers traités, aux études conduites à leur terme. Même si, bien entendu, ça ne peut pas concerner tout le monde.

C'est un premier aspect de l'incohérence d'une époque qui permet des choses, mais qu'on ne commencera à exploiter que quand elles s'imposeront à la veille de devenir obsolètes.

L'autre truc qui a été à la mode chez les patrons mais qui va perdre tout intérêt avec l'enchérissement des transports, et surtout va contre le bon sens, même d'un point de vue social, c'est d'aller produire dans les pays à faible coût de main d'oeuvre. Aussi parce que en privant les populations de travail on rend les productions superfétatoires à terme d'ailleurs, mais surtout : Puisque le transport de l'énergie entraîne des pertes sérieuses, il faut bien entendu produire près des usines qui génèrent cette énergie et près des consommateurs. D'ailleurs ça va dans le sens écolo général où chacun va tendre à produire sa propre électricité, soit par panneaux photovoltaïques, soit par éolienne. Produire localement pour ne pas perdre la moitié de sa production en transports.

Parmi les ressources énergétiques reconstituables, l'association hydrogène-oxygène qui se retransforme en eau est intéressante. Non pas qu'elle soit une énergie "en soi" puisqu'il faut de l'énergie pour cracker l'eau au départ, mais c'est un excellent moyen de stockage, et qui permettrait aux véhicules indispensables de continuer à rouler. Or de l'énergie inutilisée, ça ne manque pas; car ni les usines atomiques ni les centrales marémotrices ou hydrauliques ne sont des jouets qu'on peut allumer et éteindre à volonté. Aux heures creuses, ce sont des mégawatts qui sont produits en pure perte et qui permettraient de produire des millions de tonnes annuelles d'hydrogène liquide.  Et l'avantage de l'eau c'est qu'on la prend et qu'on la rend, il n'y a aucune perte. En dehors de l'énergie, géologique et donc similaire aux énergiesfossiles, elle aussi, qu'est l'énergie atomique, les autres dépendent au départ du soleil et dureront autant que lui. Et quand il se sera éteint entre nous hein...

Quelques rappels illustrés de ce que l'homme a tenté lors de la première crise pétrolière en 73/74 et d'abord le bilan de la production d'électricité en France actuellement :

L'image a été effacée par des cons assistés par des crétins d'Overblog, vous retrouverez sur vos factures d'électricité la proportion d'énergie nucléaire (près de 100%) et des autres énergies, plus renouvelables ou moins (pétrole)

Ce texte figure sur vos factures d'électricité


Les images qui suivent et qui illustrent le génie humain (méprisé à l'époque) sont extraites d'un livre baptisé : "Les inventions qui ont changé le monde, "publié en 83 par Sélection du Reader's digest
Ce livre n'est plus en vente ! Dommage d'ailleurs.

J'aurais dû les utiliser dès mon entrée de 2006, mais j'avais besoin de changer de scanner à l'époque et ensuite...... c'était fait.

 

 

 

 

 

 

 








En réponse à Annie, qui dit le bon sens* :

 Bien sûr que ce serait plaisant, surtout pour les routiers et les marins pécheurs. Mais nous parlons ici de la fin du pétrole. L'augmenter au baril ou par des taxes est un des moyens d'en réduire fortement la consommation et peut-être de rendre à certaines choses leur vraie valeur. Et le gouvernement nous prendrait le même argent sous une autre forme - parce que tout simplement il est nécessaire au budget de l'état. La cherté du pétrole pourrait bien aboutir de façon naturelle à un renchérissement tel des produits importés, que ce serait un renversement des mauvaises habitudes de concurrence par le prix bas de la main d'oeuvre . Qu'il s'agisse de fruits importés comme le souligne Alain ou de travail transporté à l'autre bout du monde, rien ne sera plus identique avec la cherté du pétrole, qui prélude à sa disparition, puisque visiblement nos "élites" ne veulent voir que la rentabilité immédiate. Voir le commentaire transcrit, de J.B. Nicolas, qui a une adresse à HEC :

Il s'appuie sur deux choses et oublie délibérément notre condamnation à la privation : il y a le rendement et la rentabilité .

Ses arguments sont indiscutables en eux-mêmes : une tonne de camion pour une tonne de marchandise, (et bien davantage pour une tonne de passagers) et quatre tonnes de train et camion, en cas de ferroutage, pour une tonne de marchandise. Il regrette que contrairement aux Chinois nous n'ayons pas pleinement opté pour les containers. Mais il est évident que ces arguments se placent dans un refus de considérer la fin "F.I.N." de cette ressource qu'est le pétrole, et dont nous avons toujours su qu'elle était limitée en volume. Le mauvais rendement de l'énergie électrique ? Peut-être oui, j'avoue que je ne me suis pas apesanti sur les pertes en ligne d'EDF et consorts, mais si, déjà, nous installions les usines grosses consommatrices à proximité des centrales (Fabrication de l'aluminium à partir de la bauxite, par exemple) nous économiserons d'énormes quantités d'énergie. Sauf que les usines sont installées majoritairement hors de nos frontières désormais. Cependant, la facilité avec laquelle le capital a transporté sa production vers les pays émergents laisse espérer qu'elle peut être ramenée aussi aisément.

Mais HEC c'est l'élite du commerce, et moi je pense que nous devons mettre au boulot l'élite de nos ingénieurs avec comme buts la mise au point de la récupération de l'énergie solaire y compris sous forme de vents et de marées. De vents, ce sont les éoliennes, de marées les usines marémotrices mais aussi tous les mouvements de l'eau (houle, vague) qui d'ailleurs tiennent au vent. Et puis peu importe que le rendement soit excellent ou pas. Avec 35% de rendement, le canard de Salter permet de récupérer une énergie inépuisable qui autrement est perdue. Mais les impératifs techniques d'emprises sur les rivages, le coût élevé et les risques à assumer sont évidemment un handicap pour les sociétés privées. Car la privatisation de ce genre d'activités de services publics est bien une des pires conneries qu'on ait fait grâce à l'Europe et sous la pression des fonds de pension ! Qu'il s'agisse de routes, de voies ferrées ou d'autres emprises terrestres ou maritimes, il est évident que seuls les états sont légitimes pour installer et exproprier en fonction de l'intérêt de tous, et non dans l'intérêt d'un groupe privé que pour ma part je recevrais à coup de carabine.

Mais là nous entrons dans un aspect politique que j'aimerais éviter autant que faire se peut, ce qui est quand même difficile !


 

Tag(s) : #reprises d'aol

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