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Je suis bien obligé de donner ce titre à cette entrée, c'est aussi le moyen d'effacer le titre de ma dernière entrée dont le texte a disparu. Je dis bien disparu, car en l'absence de contenu la mémorisation est interdite. Bon, "autant que pire" comme dit la vieille expression actuellement résumée en "tant pis" (différentes orthographes)

Ma soeur aînée nous a quittés il y a quelques jours. Etant le petit dernier, j'ai perdu mes parents plus jeune que mes aînés, et le moment redouté où même eux commencent à me lâcher arrive. Oh, je savais que ça arriverait. Je ne peux pas dire que j'y étais préparé puisqu'elle était "jeune" et en bonne santé apparente, mais un jour ou l'autre forcément...Quand même, ce n'est pas un cadeau d'être éventuellement le dernier survivant de sa génération.

A part les marchands d'assurance vie (quelle ironie) et les marchands d'obsèques clé en main, on évite généralement ce sujet. Il faut dire que sur un plan strictement philosophique il est difficile de parler d'un sujet sur lequel on ne sait rien. Moi j'aimerais bien croire à la métempsychose. Mais je n'arrive même pas à croire en moi, alors... Sur le plan psychologique, et pratique, on pourrait dire, mais sans espérer être lu, c'est déprimant quand même.

Oui, vous avez raison, encore plus quand la terre entière déprime parce que tout va de travers. Mais c'était prévisible, même moi je l'avais prévu.

Mais bien que les évènements viennent chaque jour me donner un peu plus raison je n'en tire pas gloire. 

D'autant moins que je n'ai pas de solutions très nouvelles à proposer, car visiblement celles que j'ai développées n'ont pas encore trouvé leur clientèle.

 

La nature, ce grand organisme vivant qu'est la terre, sait que l'une des créatures qui la peuplent est un véritable poison, un cancer qui la pourrit. Elle essaie de s'en débarrasser dans des proportions suffisantes, avec des épidémies, des guerres, des raz de marée, des tremblements de terre mais... cette saloperie devient résistante aux traitements. Les épidémies ne font plus recette, en dehors du SIDA évidemment, mais lui est une invention de l'homme qui peut s'en libérer si une ou deux générations arrêtent de merder à mort. Oui, en Afrique aussi, mais pas seulement vous savez. Mais face au milliard et demi de Chinois, au milliard d'Indiens et à la prolifique population d'Arabie et du Maghreb, ça reste minable.

Bien sûr que l'homme est le cancer de la nature, qui n'a aucunement besoin de lui, même si, à l'instar de certaines fourmis, ce qu'il réalise - proportionnellement à sa taille et à son intelligence - est remarquable et surprenant.

L'ennui c'est qu'après avoir inventé Dieu l'homme se voit bien dans le rôle, l'ennui c'est que les savants remettent leurs inventions entre les mains des industriels et des politiques, l'ennui c'est que les cons qui gouvernent par la politique et le fric sont des ânes inconséquents, et puis même si on leur propose une étude des conséquences ils s'en foutent si ça ne les touche pas personnellement et immédiatement.

D'ailleurs nul n'atteint le niveau de pouvoir de ces gens là sans être égocentrique, égoïste et égotiste. Alors ce qui attend le monde hein... RAB comme nous disions jadis, jeunes et beaux militaires de ce temps où la conscription existait.

Maintenant nous avons une armée de métier... Mon petit fils qui a passé des heures à se battre avec les plus modernes des armes technologiques sur Play Station et autres Nintendo DS serait sûrement plus efficace au feu que les guignols qui s'engagent parce qu'ils ne sont bons à rien d'autre, au moment où on n'a vraiment plus besoin dans l'armée de cette chair à canon, mais de soldats techniciens supérieurs avec des BAC + 5 au minimum.

 

Faut être sérieux : si nous devons servir la nature naturante et être dans cette nature les anti-corps de notre propre développement (un peu comme ce cancer où les globules blancs d'un individu se chargent de lui bouffer les globules rouges, ma minouche est morte de ça et le nom ne me revient pas.) il va falloir avoir du rendement. C'est quoi ces guerres ruineuses qui font moins de cinq mille morts chez l'assaillant et vingt ou trente mille chez l'assailli dont une bonne partie par lui-même sous forme d'attentats ?

 

Ridicule ! Il faut éliminer des hommes par paquets de cinq cent milles, sinon autant rester chez soi et se faire un noeud à la queue : avec de la patience on obtiendra vite le même résultat.

Enfin "moi, je dis ça mais je ne dis rien", comme nous expliqueraient les deux commères qui ont tant de bien à dire de leurs voisines.

 

Ma soeur est morte, je suis sur la rampe de lancement, si les générations en route et celles à venir veulent se marcher sur la tête ça les regarde.

 

Beaucoup d'espoirs sont morts, eux aussi, quand les "navires" d'exploration de notre système solaire ont confirmé que même les gros satellites de Jupiter ou de Saturne ne pouvaient pas receler la vie, ni, encore moins, parce que nous savons les conditions requises, nous accueillir pour faire de la place.

Ma seule participation active sera de me faire incinérer pour ne pas vous encomber encore après ma mort. Du moins l'exigerai-je ! Savoir si je serai obéi...

 

Ces derniers jours, pour noyer le poisson, les articles a sensation déferlent. N'importe quoi est bon pour détourner les Français de la crise. Vous imaginez les conséquences si chaque déposant allait vider son compte d'épargne, son compte courant et revendre ses titres à la première et provisoire embellie de la bourse ?

Vous pensiez que la dette de la France était exclusivement vis à vis d'une hypothétique banque extra terrestre et quelques pays étrangers ? Soyons sérieux ! C'est en grande partie votre fric que l'état distribue à ses ministresses en cloque et au nain endimanché. Mais ne vous inquiétez pas, d'ici que vous ayez l'audace de le réclamer on aura trouvé le moyen de vous condamner à hauteur de ce qu'on vous doit. Tous les moyens sont bons, depuis le contrôle fiscal jusqu'aux excès de vitesse en passant par les retards de paiement de vos impôts et les erreurs de l'administration, qui les reconnaîtront quand vous aurez payé la somme réclamée et non due, ce dont vous n'avez pas les moyens, et générera des amendes forfaitaires énormes, elles-mêmes génératrices d'intérêts, et ce jusqu'à ce qu'on vous bouffe la maison et le reste avant de vous restituer le résidu éventuel de la somme réclamée par erreur.

 

La justice est d'ailleurs sur le devant de la scène avec les récriminations des magistrats face à la menteuse qui leur sert de ministre (L'histoire des diplômes bidons). Si certains d'entre vous ont lu le forum qui a suivi l'article sur la question ils auront sans doute été surpris de tant de haine. Haine contre l'une, haine contre les autres, à croire que le quart des Français est déjà passé en correctionnelle ou aux assises et un autre quart avide du rétablissement de la peine de mort que, curieusement car elle ne l'a jamais dit, la pétasse semble incarner.

Vous me direz que si, au lieu d'abolir la peine de mort, la gauche avait fait un referendum, elle n'aurait jamais été abolie, c'est vrai, mais la démocratie a ses limites et la justice comme les peines prononcées sont justement de ces domaines qu'il est hors de question de laisser à cette majorité de minus habens qui constitue toute population, pour la raison très simple que la grande intelligence est forcément minoritaire, et que, si on peut à la rigueur concevoir de laisser des cons élire un député - sans pouvoir - qui votera à l'assemblée en béni oui oui qu'il se doit d'être, on ne va quand même pas leur confier la vie des gens. On a critiqué les juges, mais si le peuple avait tranché, tous les accusés d'Outreau (les mis en examens, pardon madame la garde des crétins) auraient été exécutés sans jugement. Et si Outreau est un magnifique exemple de cafouillage de la justice, c'est aussi un très bel exemple de remise en cause de la justice par la justice, chapeau messieurs. Dans des temps passés, pas si éloignés, ces braves gens seraient au secret dans un cul de basse fosse plutôt que de reconnaître une erreur de la justice et sans Zola, Jaurès et quelques autres, il est vraisemblable que Dreyfus serait mort au bagne sans qu'on remette jamais en cause sa culpabilité. D'ailleurs ses aimables dénonciateurs n'ont jamais été sanctionnés.
Je vais vous faire rire d'une anecdote sur ce sujet : J'ai des ancêtres juifs, par les hommes, et quoique Chrétien Catholique comme tous les vrais athées, mon nom respire la judaïté, et de même celui de mon grand père qui me l'a légué.

 

Je n'ai pas transféré mon histoire de famille sur ce blog, je dois donc résumer : Mon grand père est né en 1834 à Reims d'un père qui était drapier et capitaine des gardes de la ville. Si, si, je vois vos tronches, j'ai bien écrit sans erreur 1834. A dix huit ans il s'engage pour la guerre de Crimée, dite "Guerre d'Orient" il est blessé, décoré, finit sa médecine, se rengage à plusieurs reprises et finira lieutenant colonel major après avoir effectué essentiellement des missions pour les gouvernements français, de Napoléon III à la république. D'abord en Italie en 1865 on le retrouve enfin en Egypte en 1884, où d'ailleurs il manque lui même mourir du choléra qu'il étudie. Il est marié et a trois enfants, un garçon et deux filles. Veuf, il se remariera début 1900 avec une petite modiste venue du Lot et lui fera deux garçons, en 1903 et 1910. Le second est mon,père. Puis naturellement il meurt épuisé, après avoir répondu à son fils aîné qui lui reprochait ce mariage honteux : " Monsieur mon fils, vous n'avez pas daigné me donner de descendance, souffrez donc

que je l'assume moi-même.

Bref, vous situez l'homme et les circonstances globales. De Crimée il avait rapporté des plaques photographiques au collodion, parmi les toutes premières, et en tous cas les premières prises d'une guerre, faites par un Anglais nommé Fenton. Ces plaques finiront entre les mains de mon père vu la négligence de son aîné pour les souvenirs de famille, lui qui s'est contenté comme seul adulte mâle, tuteur de son frère, de dilapider leur part de la petite fortune de leur demi-frère décédé en 1921 (Arnold, dit "Fordyce" dans le monde du paraître et de l'édition, car il était "publiciste" et, m'a-t-on dit : Arbitre des élégances) La crise de 29 s'étant chargée de liquider sa malheureuse entreprise de radio montée à Colombes.

Re Bref. A la mort de mon père je récupère ces plaques, dix dont une brisée, et plutôt que de distribuer ce fragile héritage à trop de neveux et nièces, je prends contact avec le musée de l'armée, je rencontre Frédéric Lacaille et j'offre ces plaques au musée qui ne possédait que des tirages sépia mais aucune plaque, Fenton lui-même ayant brisé toutes les plaques qu'il avait réalisées dans un "accès de fureur" (comprenez folie ou alcoolisme) En conséquence de ce don, outre une lettre de remerciements du musée, je suis contacté par un écrivain Mexicain qui aimerait que j'aie des plaques photographiques du Mexique où Napoléon III avait envoyé des troupes, comme chacun l'ignore vu la tournure de cette guerre ridicule. Ceci est dû à un quiproquo du fait que mon grand père et son cousin germain partageaient le même nom, le même prénom et les mêmes grades et qualifications de médecins majors. Et ce cousin, lui, était au Mexique d'où il a largement envoyé des rapports sur la désertion et la fraternisation avec l'ennemi. 

Il s'ensuit que cet écrivain a fait des recherches au plus haut niveau de l'armée, là où moi simple Français je n'ai pas accès, et on lui a sorti le dossier du grand père, mais un dossier vide, les documents ayant été perdus dans un quelconque service policier où ils avaient aboutis au moment de l'affaire Dreyfus, quand tout officier portant un nom à consonnance juive était suspect. Eh oui, voilà ce qu'était la justice des début de la république du prince président et de ses successeurs. Incompétente et malhonnête. Je n'ose pas parler du délit de sale gueule, mais déjà de nom suspect. Il y a quand même eu des progrès.

Bon, le jour baisse, j'ai passé trop de temps sur ce foutu clavier, je vais aller chez mon spécialiste chercher une cartouche de toner jaune pour ma laser.

Je le sais bien que vous vous en fichez et que le laser ça ne donne pas des photos terribles, mais c'est commode pour les éditions en quantité et les opuscules. Et moi, même retraité, j'ai besoin d'avoir des moyens techniques de pro, c'est un vice moins coûteux que les "petites vertus", croyez moi.

 

 

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