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Certains fondent pour les uniformes d'infirmières, moi je les préfère en tenue de ville, plutôt même en tenue d'intérieur, genre nuisette, si vous voyez ce que je veux dire. Bref, quoi qu'il en soit je me devais de vous dire comment s'est passé mon examen après tout le mal que j'ai dit de cette clinique.
Ne croyez pas que je vais faire amende honorable, ces braves gens ont continué dans l'insupportable. Convoqué à dix heures vingt, on me demande de venir une bonne demi heure à l'avance. Je ne suis plus à ça près : je me pointe à 9 h 45 amené par un ami puisque je n'aurai plus le droit de conduire pendant douze heures suite à l'anesthésie (Honnêtement, je ne l'ai su qu'après, dans le petit imprimé qu'on m'a remis : me le dire avant aurait été faire preuve d'intelligence. Mais je me doutais qu'il ne serait pas prudent de conduire dès qu'on me lâcherait)
Je suis au milieu d'une foule car la mini salle d'attente gère les patients de trois cabinets adjacents. De temps à autres une fille ou un homme passe la tête par une porte et appelle un nom. Je patiente. 10h18, du cabinet du médecin qui doit m'examiner on appelle une dame qui visiblement n'est pas là. Je patiente. Dix heures quarante sept je me rends à l'accueil et je demande qu'on prévienne que je suis obligé d'aller aux toilettes, à l'autre bout du bâtiment. Des "chiottes," passez moi l'expression, indignes d'une clinique ; privée ou pas. Quand je reviens, l'anesthésiste appelle de nouveau la dame absente qui enfin fait signe de loin, elle court. On la reçoit, j'attends. Enfin, avec une heure de retard sur l'horaire prévu et après une heure et demi d'attente, on m'appelle. J'interpelle le praticien à voix haute car j'ai déjà commencé à créer le scandale dans le salon d'attente, j'engueule le médecin après son anesthésiste, l'infirmière se cache. On essaie de me faire croire que j'étais absent quand on m'a appelé, ça me rend furieux, ils en prennent pour leur grade et je leur rappelle qui, paie et qui doit, par expérience savoir ce que dure un examen, et enfin, puisque c'est la raison du retard de la pétasse qui m'a précédé, je questionne : pourquoi m'a-t-on fait perdre trois heures la semaine passée pour faire une pré-admission et que cette connasse l'ait faite le jour de l'examen sans avoir pris la peine d'arriver nettement en avance ? Oui, je sais, la colère me rend grossier et, pourquoi pas, misogyne. D'ailleurs, la pauvre, si on l'a informée avec le même soin, attentif à ne pas nous "surprendre," que moi, elle a bien des excuses.

Pour me remercier de m'avoir pris en retard, au lieu de me lâcher à 10h20 + 3 heures, soit une heure vingt, on m'annonce, quand je m'inquiète du temps qui passe, que je ne serai libéré, de toutes façons, qu'après avoir vu le médecin (qui s'est barré à la bouffe) et que c'est prévu pour 14h10. A quatorze heure cinq, alors que je viens de "patrouiller le couloir" l'infirmière vient m'annoncer que le médecin m'attend, et se sauve avant de prendre ma main sur la tronche. Je commence à bouillir. Le type me tend mes papiers en serrant les fesses (son bureau est une plaque de verre) et m'apprend que je dois aller patienter dans un petit cabinet d'attente : une infirmière va venir me retirer le cathétère. J'attends une minute, une dame est là qui attend depuis des lustres, elle aussi, pour qu'on la débarrase et pour se tirer. Je relève ma manche, j'arrache le bazar, je mets mon doigt sur le trou d'où sourd une grosse goutte de sang, j'essuie avec un mouchoir relativement propre et je me tire en traversant une série de salles interdites au public (je me suis un peu perdu) En débouchant dans le hall, je croise le médecin venu chercher une gâterie à la cafétéria pendant que ses patients poireautent, il détourne la tête, pas pressé de me faire remarquer que je n'ai pas le droit de sortir de là.
Une fois de plus les médiocres de la santé se prennent pour des héros de séries télévisées américaines et méprisent les "clients" dont ils ont quand même la vie entre les mains à quelques occasions. Je me dis que quelles que soient les raisons qui les rendent aussi cons, il serait temps qu'on ouvre leurs métiers aux gens de talent qui sont refoulés par des concours qui n'ouvrent les portes non pas qu'aux meilleurs comme on pourrait l'espérer ou le supposer, mais aux mieux préparés à passer des concours, aux têtes de professeur Nimbus, qui souvent n'ont pas la vocation, mais ont une mémoire suffisante et l'avidité financière motivante pour affronter les challenges; tandis que les vrais doués, pas forcément compétiteurs de nature, restent sur la touche et font pharmacie ou dentaire.

Tag(s) : #Nouveaux articles

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