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Les chefs d'états et de gouvernements (formule consacrée) se sont réunis pour essayer de changer la face économique de la planète. Bien sûr ils continuent à ménager le capitalisme : même les cocos veulent en avoir profité un peu avant que tout pète.

Mais si nous survolions un peu les réformes et directions qui seraient bonnes pour l'avenir ?

Le premier problème à considérer, urgence numéro 1, c'est la surpopulation. Sept milliards d'invididus avec une croissance exponentielle, ce n'est plus possible. A ce rythme là, la population des Lemmings aurait déjà envoyé de sacrés contingents se noyer. Il devient donc prioritaire de réguler les naissances à la manière chinoise, sinon les uns boufferont les autres sous peu. (Pauvres végétariens)

Deuxième problème urgent :  la fin assurée du pétrole. En n'oubliant pas qu'en plus de carburant, le pétrole sert à faire des matières plastiques, des médicaments et toutes sortes de choses auxquelles on ne pense guère, en les utilisant, que ce sont des dérivés du pétrole: à commencer par les bas en nylon.

Le pétrole comme l'uranium n'est pas renouvelable, la seule source qui durera ce que durera la terre, c'est le soleil. Au lieu d'en rire pour certains ou de vouloir en tirer trop de profit pour d'autres, il faut apprendre la meilleur façon de l'exploiter.

Le soleil produit l'évaporation de l'eau et donc les pluies (barrages hydro électriques), le vent (éoliennes) les vagues et les rouleaux à travers le vent avec sa complice la Lune (énergie des marées, de la houle et des vagues) et il fournit l'énergie électrique la plus propre aussi à travers les panneaux solaires, sans parler de sa chaleur utilisée directement dans des conduites d'eau. Rappelons qu'on peut aussi faire tourner des turbines avec de faibles températures, suffisantes pour faire bouillir et évaporer de l'ammoniaque (qu'on peut refroidir en faisant passer des canalisations en rivière ou en mer).

Accessoirement, il existe l'énergie dite géothermique provenant du noyau de la terre, mais on peut craindre qu'un usage abusif ait des conséquences inattendues vu la répartition des populations humaines à la surface de la terre.

Il faut aussi se souvenir que, majoritairement, l'exploitation du soleil donne de l'électricité ou de la chaleur dont le stockage n'est pas évident sur le long terme. C'est là que l'invention en 1839 par l'Anglais William Grove de la pile à combustible (hydrogène-oxygène en présence d'un catalyseur) est une magnifique solution. L'hydrogène stocké permet de faire tourner des moteurs en consommant l'oxygène ambiant, comme les autres carburants, mais en ne rejetant que de l'eau. Et pour fabriquer de l'hydrogène avec l'électricité tout ce dont on a besoin en plus, c'est de l'eau, qu'on restituera ensuite, tandis qu'on dégage de l'oxygène qui va compenser celui que le moteur consomme. Un super cercle vertueux en somme, mais qui n'est du goût ni des pétroliers, ni des constructeurs d'auto. Nous verrons si les politiques prendront le pas, dans ce domaine comme dans d'autres, sur ces "salauds de riches" (lol) exploiteurs d'inventions qui ne leur appartiennent plus depuis longtemps et largement dépassées.

Il reste ensuite que ; puisque notre civilisation délègue de plus en plus de travail aux machines, plus rapides et plus sures que les humains, ceux-ci doivent aussi diminuer leur consommation d'énergie et leur pollution en évitant le gaspillage.

Or, de nos jours, une des premières formes de gaspillage est de faire parcourir des dizaines de kilomètres à des millions de gens pour exécuter un travail de bureau qu'ils pourraient accomplir de chez eux.
Des expériences de télétravail ont lieu, sur une trop faible échelle, à mon goût, et trop peu, mais ce sera positif et nous y viendrons.

Imaginez, pour avoir une échelle de valeur, que cinq milles résidants de Cergy et environs se rendant à la Défense chaque matin cinq jours par semaines (en faisant la queue parce que ça bouchonne tous les matins) passent ces cinq jours à travailler de chez eux. Il y a trente kilomètres de parcours, en gros, en arrondissant pour simplifier, on va donc dire que ces gens parcourent chacun trois cent kilomètres par semaine (60 kms aller et retour x 5 jours)
300*5000= 1 500 000 kms
et pas des kilomètres bons marchés à cause des bouchons, ça représente des consommations de l'ordre de dix litres au cents soit :
1 500 000/100*10=150 000 litres de carburant à 1,20€ en moyenne = 180 000 €

Ce n'est qu'une économie financière (qui ferait mal au portefeuille des pétroliers, les salauds) mais il faut considérer que chaque matin et soir ils perdent, ces braves gens, deux heures de leur vie à rouler au risque de s'accrocher (ça arrive souvent.) Donc il faut créditer notre compte de 2*5000*5=50 000 heures de temps gagné par semaine.

Ensuite un calcul élémentaire permet de considérer l'économie en matière de polution, en chiffres bas, compte tenu des bouchons, 1 500 000 kms parcourus par des voitures qui, dans ces conditions, vont produire au moins 200 g de dioxyde de carbone au kilomètre,  soit : 300 tonnes de dioxyde de carbone non produites.

Et même si l'entreprise considère que ses employés doivent passer au moins l'équivalent d'un jour par semaine dans les locaux pour la formation continue et autres foutaises, on enlève 20 %de mes totaux bons et mauvais, il reste 80% d'économie et de gain. 

Et mon échantillon de 5000 personnes c'est peanuts par rapport à ce qu'on pourrait économiser au niveau français et mondial.
Si quelqu'un croit avoir de véritables arguments qui comptent face à de pareils chiffres, qu'il les donne, je les publierai bien sûr !

En résumé nous avons en moins d'un siècle sacrifié les réserves de plusieurs centaines de millions d'années (les moteurs thermiques ne sont devenus courant qu'à la moitié du XX° siècle, surtout en matière de voitures personnelles. Et encore, pas tout le monde.) Ce qui montre que c'est sans avenir à moyen terme, même si ça a permis de développer les techniques qui permettront de faire plus intelligemment, il est temps de changer cette politique de l'énergie. (Et l'autre abruti d'Indien qui veut vendre des voitures polluantes et bon marché à deux milliards d'Indiens et de Chinois devrait être pendu ! )
Elle a produit son effet, maintenant il faut jeter le biberon, abandonner les couches et marcher comme des grands.

Les pétroliers ont d'ailleurs tort de s'inquiéter, nous continuerons à avoir besoin de pétrole, sauf qu'il faudra l'utiliser avec précaution comme tout ce qui est rare et précieux. Les fabricants d'automobile ont à équiper leurs voitures d'un nouveau moteur plutôt que de deux qui ont du mal et gâchent de l'énergie à se transporter mutuellement, et ce moteur sera électrique, alimenté par une pile à combustible à hydrogène.
Reste à apprendre à manipuler le dihydrogène (la forme ordinaire de l'hydrogène en molécules de deux atomes) parce que c'est vrai qu'il est dangereux, comme d'ailleurs tous les gaz combustibles hautement volatils.
On doit se souvenir qu'aux tout début du pétrole, on jetait du distillat la première coulée "d'essence" trop volatile et "dangereuse," que depuis nous mettons dans nos voitures, ne gardant que les huiles plus épaisses, pour les lampes à huile d'abord, puis à pétrole. La crainte n'est pas la meilleure garantie d'avenir.

Enfin il faut supplier, dans un monde de famine, que nous ne poussions pas les agriculteurs à transformer leurs champs en champs de bio-carburants. Déjà des milliers d'hectares aux états unis sont sacrifiés et c'est une honte.
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