Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Personne aujourd'hui ne peut plus ignorer le dur combat engagé par les profiteurs contre les malheureux internautes qui aiment la musique.
Les profiteurs ? Ce sont tous les grenouilleurs qui tournent autour de l'édition musicale sans rien lui apporter de talentueux qui mérite une rente trentenaire. Qu'un auteur, un compositeur, un chanteur touchent des royalties durant une longue période pour l'utilisation de leurs oeuvres parait une juste rémunération. Et cette forme de rémunération est la seule appropriée aux aléas du talent et du succès, car pour une oeuvre écrite avec talent et trouvant le succès, combien de gibiers de poubelle n'essaie-t-on pas de nous infliger.

Il n'y a pas si longtemps, au temps du vinyle, le disque représentait l'essentiel des revenus de l'artiste et de ses auteurs compositeurs. Mais si l'on analyse les choses, ce produit, qui a fini autour de 60 francs dans les bacs,(moins que dix euros) représentait le travail d'une cohorte de personnes. Je ne reviens pas sur les artistes et compositeurs dont le rôle n'a pas changé, non plus que sur les techniciens et musiciens de studio qui sont soit des salariés soit des free lance, mais chacun choisit sa vie, et une fois le boulot fait et payé plus rien ne leur est dû. Je parle simplement de l'objet disque qui fit la fortune de la FNAC ou, plus tard, de Virgin Mégastore qui se chargèrent de ruiner tous les petits disquaires, les vrais, les seuls qui avaient des fonds de catalogues et une connaissance approfondie de la musique, tant classique que de variété.

Donc pour faire un disque on faisait travailer une usine où se trouvaient des spécialistes divers pour réaliser à partir de la bande magnétique une première galette en cire puis, par galvanoplastie des matrices successives "père" et "mère" qui vont permettre le pressage des disques. Il y a ensuite le personnel des presses qu'on ne va pas détailler, et pendant ce temps l'imprimeur qui va faire la pochette et celui qui va faire les étiquettes de centre de disque. Pour fournir les imprimeurs il y a des fabricants de papiers mais aussi des fabricants d'encre, de même que l'usine de pressage reçoit des granulés de vinyle appropriés.

Voilà bien des gens qui vivaient du disque et qu'on laisse désormais sur le carreau. C'est triste parce que beaucoup d'emplois au pressage étaient peu spécialisés et permettaient à des gens simples de gagner leur vie. Mais c'est ainsi, et une partie a pu retrouver de l'emploi dans le pressage des cd et dvd pour autant qu'il s'en vende. C'est pourquoi il doit-être bien entendu que je ne critique pas le prix des produits matériels vendus comme produits de l'esprit.
Par contre, voilà que les mêmes escrocs à l'art que sont entr'autres La FNAC et Virgin avec la bande de la SACEM de l'ANGICOA et de l'AGICOA,veulent se faire payer pour les téléchargements, sans qu'on soit sûr de la part versée aux auteurs compositeurs et interprètes, les mêmes bénéfices que s'ils vendaient des disques édités sur support matériel. Ce qui revient à mettre dans sa poche ce qui représentait le travail d'une quantité de personnes évoquées plus haut ; travail qui n'est plus accompli et pour cause.
En échange, trois branleurs chargent les nouveautés sur des serveurs ce qui, avouons le, ne ressemble en rien et ne coûte certainement pas ce que coûtait le pressage : la moindre presse à chaud pour disques vinyles coûtait dix fois le prix d'un serveur un peu puissant.

Nous sommes passés d'une société de travailleurs à une société de profiteurs. Tout ce qui demande un personnel peu qualifié est envoyé en fabrication en Chine ou en Inde. Les fortunes se font sur la vente de ce qui n'a pas de prix, et si les oeuvres de l'esprit en sont un des meilleurs exemples il ne manque pas d'escrocs pour l'appliquer à d'autres domaines : celui des renseignements téléphoniques (qui, et j'en suis heureux, ont de moins en moins de clients mais font encore des bénéfices) ; celui des jeux multi-quotidiens sur toutes les chaînes de radios et de télés, qui consistent à voler de l'argent en faisant téléphoner des millions de crétins moyennant finances en échange de quoi l'un de scrétins tiré au sort gagne un petit lot. Mais dans des domaines plus traditionnels on trouve la nouvelle manière de gagner à coup sûr et de façon prévisible et comptable qui consiste à vous vendre obligatoirement des forfaits que ce soit pour les téléphones fixes et portables, l'Internet, l'eau le gaz l'électricité.

Certes, si vous consommez vraiment, le forfait sera dépassé et il faudra en ajouter au bout concernant le téléphone, autrement dit c'est un système du gagnant gagnant pour le seul opérateur puisque moi, client, je ne consomme jamais tout mon forfait mais je le paye, ou je le dépasse (il faudrait être doué pour tomber pile poil) et j'ajoute. Quant aux sociétés anciennement de service public d'eau de gaz et d'électricité, on peut se demander à quoi rime l'abonnement quand il n'y a même plus de relevés mensuels ou trimestriels mais des estimations et un relevé annuel (quand il a lieu) Sans parler des erreurs de ces crétins d'EDF, erreurs qu'ils vous font payer ; et là je parle d'expérience.

D'une façon générale tout ce qu'on payait par unité de consommation (seconde, m3, kw) est désormais vendu au forfait ou sur une base estimée, ce qui correspond à payer même si on ne consomme pas, quitte à se faire rembourser, mais après coup seulement, et après coup c'est avec un an de décalage.
A noter que le gaz qui était vendu jadis au m3 est désormais vendu au kw comme si c'était de l'électricité, sans pour autant que vous ayez le moindre élément objectif pour savoir si ce qu'on vous livre à un pouvoir calorifique plus ou moins élevé que le bon vieux m3 de gaz dit de ville d'autrefois. Une manière comme une autre de vous la mettre bien profond en somme, puisque même si vous pouvez contrôler un compteur électrique en éteignant tout sauf un appareil à consommation fixe connue, éventuellement étalonnée, vous ne pourrez pas comparer votre compteur gaz en kw avec une consommation de quelque nature qu'elle soit, il vous faudrait pour cela un équipement que même les professionnels n'ont pas, et quelques connaissances sur la conversion watt / joules / m3 d'un gaz spécifique. Car suivant ses origines, et même si ce gaz est compatible, rien ne prouve que son pouvoir énergétique est le même selon qu'il vient de Russie ou des Emirats. Mais ne comptez pas qu'un média quelconque s'y intéresse : les journalistes n'obtiendraient pas de renseignements, trop techniques d'ailleurs pour eux ou, si par extraordinaire il s'en trouve un compétent on lui donnera l'enveloppe nécessaire à lui faire dire ce qu'on veut à moins qu'il renonce au sujet, trop d'intérêts sont en jeu.
Encore un mot, parce que quand même on ne peut pas négliger ça :on veut désormais nous assurer contre tout. Ce qui est obligatoire : multirisque habitation, voiture... mais aussi ce qui ne l'est pas : décès, annulation de réservation, fuites d'eau, pannes des appareils ménagers et autres, au-delà de la garantie constructeur ou magasin, sachant pourtant que la garantie légale ne peut être limitée dans le temps dès lors qu'il s'agit d'un vice caché ou d'un défaut d'origine, j'en passe et des meilleures... tout cela correspond à une non-activité lourdement payante et redondante ; Du niveau de n'importe quelle assurance ? Non, même pas, car les termes utilisés dans la rédaction permettent de ne pratiquement jamais avoir à rembourser quoi que ce soit, juste encaisser des primes. Regardez un jour le nombre de prélèvements mensuels qu'on fait sur vos comptes chaque mois, et qui ne correspondent à rien de vraiment utile.

M'enfin, tout ça n'est pas grave ! On reste dans l'humain.... salauds d'humains  !



Tag(s) : #Politique

Partager cet article

Repost 0