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Et naturellement je parle de l'espèce humaine. A croire que la seule chose que l'intelligence ait faite pour elle, c'est de lui donner moyen de faire violence aux réflexes d'auto protection les plus naturels.

Sans faire d'assimilations trop primaires, si on regarde la façon dont certaines espèces biologiquement proches de nous se comportent, on peut se demander si l'espèce humaine peut encore être considérée comme un groupe homogène et interdépendant, ou comme un  ramassis d'individus inconséquents, et égoïstes surtout.

Prenez les lemmings; quand leur population devient trop nombreuse ils se jettent à la mer par centaines de milles, alors qu'ils ne nagent pas.

Les souris, mieux connues ? Elles cessent d'être fécondes si la nourriture manque.

En fait nous avons même poussé (dans un souci de propreté générale bien propre au genre humain qui l'applique surtout aux autres,) certaines espèces à changer leurs habitudes alimentaires. Ainsi les charognards des Pyrénées qui normalement se nourrissent de la chair des animaux morts, et qui d'ailleurs ce faisant évitaient les épidémies, ne trouvant plus de carcasses abandonnées s'en prennent désormais aux animaux vivants.

 

Mais chacun dans son coin prend des décisions de spécialiste, et on peut comprendre que le risque d'infection des rivières de montagne conduisent à retirer les carcasses d'animaux morts, fut-ce d'animaux normalement sauvages. Seulement les hygiénistes ou biologistes ou médecins qui ont donné cet avis n'avaient en aucune manière le moindre aperçu sur les conséquences écologiques de cette décision.

 

On pourrait se demander à quoi sert encore une école comme polytechnique qui devrait former un groupe (et non une élite) qui maîtriserait suffisamment toutes les sciences et techniques pour donner des avis en dernier ressort. On peut seulement regretter que nous soyons dans une société de "rentabilité" qui réfute donc tout argument "inutilement" coûteux. Ce qui revient à dire qu'on renvoie le prix à payer aux générations à venir, car il faut toujours payer le prix de ses erreurs.

 

Or notre plus grande erreur est la spécialisation à outrance. Je ne nie pas que dans de nombreux domaines elle soit nécessaire, je nie par contre qu'elle soit suffisante : chacun devrait comme au dix neuvième siècle s'imposer de vivre en "honnête homme" et d'avoir les connaissances correspondantes.

 

D'ailleurs, les sciences longtemps divisées en spécialités bien éloignées, se voient contraintes par les découvertes nouvelles (ou au moins les théories qui font leurs preuves) de se confondre. La chimie ne peut se passer de la physique ou si l'on préfère n'en est qu'une conséquence. Inutile de dire que la biologie leur est liée et donc la médecine ou la pharmacie. Par ailleurs les techniques développées sur des bases physiques et chimiques de l'électronique sont incluses dans tous les appareillages modernes nécessaires aux médecins, physiciens, biologistes, chimistes et même aux astronomes longtemps penchés sur de la pure optique et des calculs mathématiques sans compromis. N'empêche que même eux (qui n'ont pas dans la société un rôle décisif) se sont depuis le début des analyses spectrales référés à un blanc absolu chimique. Et d'ailleurs c'est de chimie et de physique que s'inquiètent leurs observations, l'optique n'étant qu'un moyen de les faire.

 

Il y a désormais dans notre société bien trop de "marchands" ou de gens formés aux techniques de la vente : c'est à dire d'un point de vue social de parfaits inutiles, et pas assez de "généralistes" qui eux correspondraient mieux à l'esprit qui a fait avertir notre jeunesse que dans l'avenir il faudrait être souple et changer plusieurs fois de métier.

Comment demander à un spécialiste (fut-ce d'une spécialité bidon comme la vente) de devenir en quelques jours compétent dans un domaine pour lequel il n'a aucune connaissance ?

C'est le genre de choses qui correspond au contraire aux nuls, ces sortis du système scolaire sans diplôme : un jour éboueurs, le lendemain ferrailleurs sur les grands chantiers de construction et, si nécessaire, militaires comme chair à canon. Mais n'allez pas demander à un physicien diplômé, à un médecin, à un pilote à un géographe ou encore à un météorologue de devenir une autre des professions pour complaire au système politique, et d'autant moins qu'il aura longuement planché sur sa spécialité et uniquement sur elle pour passer ses examens, il est généralement d'une nullité crasse dans tous les autres domaines.

 

Ne croyez pas que je veuille faire passer tous les membres de notre société pour des parasites, non, il n'y en a qu'une bonne moitié, mais ce ne sont pas non plus des gens qui ont d'autre but que de vivre confortablement sans faire avancer leur domaine et sans trop se casser la tête.

Pourquoi ?

Je suppose que leurs pères et grands pères ont été trop mal récompensés de leurs efforts d'intelligence et de travail. C'est décourageant. Nous sommes dans une société où il est presque plus valorisant de passer pour un profiteur que pour un fayot. D'ailleurs le système boursier en est la meilleure démonstration.

 

Panem et circenses : du pain et des jeux ! Le nécessaire pour qu'une société humaine ferme sa gueule. Ne pas l'affamer complètement  et la distraire avec du foot à défaut de jeux du cirque. Ceci explique cela, le pouvoir politique volé par le nain s'est mis très en colère contre les joueurs de foot qui ont failli, parce qu'ils étaient censés distraire l'attention pendant qu'on la mettait bien profond aux Français. Notez que les Français sont habitués depuis le temps, ils deviennent moins sensibles et même, allez savoir s'ils n'y prennent pas plaisir les petits masos ?

C'est une hypothèse à travailler : le Français a-t-il une assuétude à la sodomie par le pouvoir ? J'en ferais peut-être le sujet d'un prochain article.

Tag(s) : #Politique

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