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L'autre face à la fin du textenapoleon-3-le-petit-copie-1.jpg

 

 

 

 

Bien sûr Emile de Girardin était avant tout journaliste. Pourtant, en pensant à cette maxime hier, je pensais plus à Richelieu ou Mazarin qu'à un journaliste.

Mais, après tout, pourquoi devrait on avoir exercé un pouvoir politique pour savoir ce qu'est une bonne gouvernance ?

 

C'est une phrase très forte et qui devrait, si elle ne l'est, être inscrite au fronton d'écoles politiques et d'administration.

 

Comment, en effet, définir une politique, ou plus généralement une conduite à tenir, sans avoir prévu ? Faire de la prospective, anticiper autant qu'on en est capable les évènements, devrait permettre d'éviter les problèmes, comme le fait un capitaine sur son navire en vérifiant que sa route passe au large de tous les écueils connus.

 

Il reste les écueils inconnus et imprévisibles. Mais le sont ils vraiment tous, imprévisibles ?

 

On peut bien entendu imaginer des impondérables, car au delà des écueils il y a les avaries et les tempêtes, des phénomènes ou évènements qui peuvent se transposer dans la société. Mais ne se jette-t-on pas un peu stupidement sur des écueils prévisibles du fait que tous les écueils du monde marin se retrouvent dans des conditions similaires, sur des hauts fonds et à proximité des côtes. Est-il légitime de se jeter dans des proximités inconnues alors qu'on peut deviner qu'elles recèlent de tels dangers ?

 

En politique, en gouvernance non pas des peuples seulement, mais des sociétés humaines, on retrouve ces difficultés ou catastrophes prévisibles et malgré tout négligées par des gouvernants imbéciles.

 

Nous avons nos "cartes marines" de la marche des peuples comme les marins ont celles des mers et océans, et comme eux parce que d'autres avant nous ont pris ces routes. En gouvernance ça s'appelle l'histoire, ou plutôt l'Histoire. Décriée; méprisée, elle devrait pourtant être la bible de tout politique qui se veut efficace et respectable.

 

Et ce ne sont pas que des individus qui ont vécu ces expériences qui doivent nous guider afin que certains sacrifices n'aient pas été vains et qu'il faille les répéter, des peuples entiers, des civilisations ont disparus parce qu'ils n'avaient pas su, voulu ou pu prévoir les conséquences de leurs actions.

Nous n'avons pas, nous, les mêmes excuses, puisque ces peuples ou ces civilisations se sont fait absorber, digérer et déféquer en nous laissant la trace de leurs aventures.

 

Ainsi en a-t-il été de l'empire romain, de l'empire Byzantin,du saint empire  romain germanique de Charlemagne, des civilisations Incas, Aztèques et Toltèques, Holmèques trop accueillantes avec des envahisseurs voleurs et dépouilleurs, comme les Romains avaient eu le tort d'incorporer à leur société des hommes de toutes les ethnies conquises qui les ont trahis de l'intérieur, comme la division entre ses fils de l'empire de Charlemagne s'est muée en catastrophe, car ses fils issus d'unions diverses n'avaient aucun lien entre eux qui fut assez fort pour dépasser l'ambition imbécile.

 

Car il ne suffit pas d'être en situation de prendre le pouvoir pour en avoir les capacités, et en Europe nos joyeux Carolingiens, Mérovingiens et assimilés en ont fait la démonstration cinglante.

 

"Gouverner c'est prévoir" pensaient sans doute ceux qui construisaient les villages sur des hauteurs, les entouraient de remparts et creusaient des fossés autour. Vauban ne pensait sans doute pas autrement. Mais c'est un peu court de ne penser qu'à protéger son pré carré sans se projeter plus loin dans l'avenir.

 

Il n'y a pas que les bandes de pillards à tenir au bout de l'épée, même dans la société primitive, il faut penser à alimenter en eau pure les villes, et l'urb romaine avait justifié la réalisation d'aqueducs qui étaient des merveilles et justifient ce qu'on appelle depuis "un travail de Romain" dont les sociétés héritières de Rome auraient été bien incapables. Il faut aussi débarrasser la ville de ses propres déchets, et les Romains avaient à Rome la cloaqua maxima, le grand égout, que plus tard on négligea pour laisser les ordures et les "eaux grasses" (la merde et les déchets) au milieu des routes et chemins creux, d'où l'expression "tenir le haut du pavé," concernant ceux que leur "rang" autorisait à bousculer les pauvres dans la merde.

 

Mais quand on a à boire et qu'on se débarrasse des déchets il faut aussi manger. Or la cité est l'inverse du lieu où on fait croître les plantes et les animaux qu'on entend préparer pour nos repas. Il convient donc d'avoir des routes en bon état et de rémunérer les paysans à leur juste valeur, faute de quoi ils peuvent vivre en autarcie et nous regarder mourir en se tenant à l'abri derrière leurs clôtures loin des cités.

 

Ne pas anticiper les conséquences de ses décisions, et surtout de ses injustices, c'est s'exposer ou exposer ses successeurs ou descendants aux pires vengeances. Et même s'il ne s'agit pas de vengeances, aux pires conséquences.

 

Une autre citation d'Emile  ? Tenez :

  

«Il semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable.»
( Emile de Girardin )

 

Le frein des administrations dirigées par des ministres incompétents qui redoutent de faire des gaffes, en font quand même, mais empêchent les autres d'agir au titre que moins on en fait, moins on fait d'erreurs, sont la ruine d'un pays, que les pays plus courageux, moins frileux, dépassent et écrasent.

Sur ce sujet de la compétition internationale on pourrait aussi comparer les résultats économiques entre les pays où on ose et les pays où on freine. Certes le principe de précaution est une bien belle chose en théorie, mais depuis ma naissance jadis, il y a longtemps, je n'ai jamais vu autant d'entreprises capoter ou renoncer, du fait de ces précautions incompatibles avec la réussite d'un travail, (et à un prix raisonnable,) que ces vingt dernières années.

 

Mais revenons en au "gouverner c'est prévoir !"

 

Ainsi, je le serine dans mes blogs depuis des années, nous nous acheminons vers l'épuisement de beaucoup de réserves naturelles, dont le pétrole, mais pas seulement. Or, au moment où chaque kilo de tout devient précieux, irremplaçable, c'est celui qu'on choisit pour définir une politique de produits merdiques à faible durée de vie et que, simultanément, ceci étant la conséquence de cela, on cesse de former des gens d'entretien, des dépanneurs. A quoi bon puisque la réparation coûterait plus cher que le neuf !

 

Où est la logique ? Qui s'est projeté dans le futur pour imaginer les conséquences d'une politique industrielle imbécile ?

 

J'ai lu jadis un bouquin de Robert Heinlein qui s'appelle "Une porte sur l'été" où, projeté dans le futur, (en réalité mis en hibernation,) il doit se mettre au travail malgré ses précautions, car l'or qu'il a stocké ne vaut plus rien.

Et il se retrouve sur une chaîne d'assemblage de véhicules dont la moitié sortent des chaînes non terminés.

Quand il s'en étonne on lui explique que les chaînes ne tournent que pour alimenter les broyeurs qui fourniront la matière première à leur propre fabrication. Le plein emploi sans but ni utilité. Le risque d'un socialisme idiot ! 

 

 Souvent les auteurs de science fiction ont une meilleure vision de l'avenir que les politiques, et c'est bien triste. Car aucun ne décrit la société future avec beaucoup d'enthousiasme, seuls quelques imbéciles qui se sont fourvoyés en écrivant ce qu'ils croient être de la science fiction, en place des romans de gare qui leur conviendraient.

 

Emile disait aussi :

 

 

«Un drapeau qu'on cache dans sa poche, ce n'est pas un drapeau, c'est un mouchoir.»
( Emile de Girardin )



Et combien de Français aujourd'hui cachent leur drapeau dans leur poche pour ne pas froisser les étrangers qui nous envahissent et qui, eux, brandissent le leur avec la conviction des imbéciles qui croient que toujours et partout on passera leurs caprices ?

Le jour où les Français, fiers de l'être, brandiront leur drapeau et leurs armes ça va pleurer dans les chaumières.

 

Mais hélas : 

«Une majorité vaut ce que vaut le gouvernement qui la met en mouvement.»
( Emile de Girardin )



Et voilà qui explique qu'au lieu d'expulser tous les suspects d'attentats contre la sureté de la France et des Français, on leur aménage au contraire des régions entières en espérant que les avoir bien sucés les rendra plus tolérants. Erreur commise jadis avec les Espagnols par les Incas, Aztèque, Holmèques, Toltèques ... qui ont disparus !



Notre pays nous appartient au moins autant, on en conviendra, que les leurs qu'ils ont légitimement voulu récupérer, même s'ils sont incapables de les faire vivre.

 

Aussi doit on s'attendre à ce qu'une guérilla s'organise pour les chasser comme tous les peuples envahis ont chassé leurs envahisseurs, sauf quand ceux ci avaient pratiquement euthanasié toute la population pré existante comme aux états unis ou en Australie. J'y ajouterais bien l'Afrique du sud mais au train où on y assassine les fermiers blancs je doute que ce constat vaille.

 

Donc la question qui se pose est : Doit on attendre que le quota tolérable d'étrangers inutiles soit dépassé, et que leur religion imbécile tente de s'imposer à nous, pour réagir ?

 

A mon avis la réponse est non, et il n'y a alors que deux choix : se débarrasser de l'équipe dirigeante actuelle et de toutes les vieilles barbes de la politique qui sont à l'origine de cette situation par collusion avec les financiers, donc les industriels, et alors ça peut se faire légalement aux prochaines élections, soit l'évidence de la mainmise sur le pouvoir par une coalition d'affairistes et de politique fait la démonstration que la démocratie est morte étouffée par la clique politique actuelle (au pouvoir ou non) et alors nous devons nous apprêter à nous organiser hors la loi pour rétablir la loi, la paix et la prospérité entre Français.



La France est un pays producteur en matière agricole et d'élevage. Le monde est déjà en surpoids, et pourtant ce surpoids constitué par un trop grand nombre d'êtres humains est déjà affamé un peu partout.

 

Il est donc illogique comme le font nos gouvernants au nom de l'Europe, d'affamer nos paysans et d'importer à grands frais (de transport) des fruits et légumes étrangers de moindre qualité, et produits à moindre moindre frais, par des populations au bord de l'esclavage.

 

Mais la logique du marché, des bénéfices commerciaux et des enveloppes n'est pas la logique commune.

Si certains se sont intéressés à la sophistique ils comprendront ce que je veux dire quand j'exprime qu'un polytechnicien, un diplômé de science Po ou un énarque n'auraient aucun mal à nous démontrer par un sophisme de leur cru, que ce qui est rentable pour les entreprises est rentable pour le pays et ses habitants.

 

Désolé de les contredire par avance, mais ce qui est rentable pour les entreprises ne sert que les entreprises et leurs gros actionnaires. Et probablement ailleurs dans le monde, même si l'entreprise paraît française jusqu'au troufignon. C'est ça la bourse, entre autres choses, des titres dont nul ne connaît les propriétaires sauf les banques, et encore, ça va tellement vite. Et puis qui aujourd'hui ferait confiance à une banque ?



J'ai entendu dire récemment qu'une loi avait été votée ou allait l'être interdisant le boycot

 

Probablement encore du protectionnisme en faveur d'étrangers.

 

Mais au moins j'espère que nous avons encore le droit à la préférence nationale ? Je n'en suis pas sûr toutefois, mais pour ce qui me concerne je m'efforce, dans la mesure où il existe encore des producteurs Français, de n'acheter que des produits réalisés en France. C'est à dire que la référence à la communauté européenne ou la conformité à ses normes ne m'intéressent pas : je veux une information sur la situation des usines et autres ateliers.

 

Le Net à cet avantage de permettre des recherches approfondies sur les produits et les entreprises qui les réalisent. On devrait pouvoir compter sur d'anciens salariés des grandes marques pour nous informer sur la réalité du terrain, qu'ils soient en retraite ou virés pour cause de délocalisation.



Peugeot qui aurait signé un contrat de préférences étrangères avec l'état mérite-t-il encore qu'on achète ses voitures ? Et Carrefour pour la même raison qu'on se fournisse chez lui ?

 

Mais plus encore, ceux qui ne produisent plus rien chez nous, ou qui ne font que de l'emballage de produits importés de Chine ou d'Inde. Ceux là crèveront tous quand le transport sera inabordable, mais ils savent - ces chiens galeux - qu'ils seront eux mêmes crevés avant, alors ils s'en fichent. C'est pourquoi c'est tout de suite que nous devons les faire crever de faim, qu'ils souffrent, que ce qu'ils font subir aux autres en les privant de travail leur retombe sur le coin de la tronche.



Il est temps qu'ici aujourd'hui comme hier en Tunisie, les gouvernants prennent la mesure de l'exaspération du peuple et le pourquoi. Non qu'ils aient encore une chance de conserver honnêtement le pouvoir, mais ils ont peut être une chance d'échapper à la vengeance du peuple. Même si ça m'est personnellement indifférent !



Ces considérations, sur la base de citations d'Emile de Girardin pourquoi ?

Parce que cet homme a habité la ville où je suis né, il a même participé à sa création, née de plusieurs villes alentour : Enghien les bains n'existait pas, en effet, au XVIII° siècle. Et mon propre grand père fut son secrétaire un temps lorsqu'il était député.

Cet homme là a donc écrit ces choses dans un contexte en apparence bien étranger au nôtre. Certes à défaut d'avoir connu le nain actuel il avait connu Napoléon III, ce qui revient un peu au même !

Quoi qu'il en soit, cotoyer chaque jour son seul nom, m'a fait découvrir l'homme. Et il mériterait d'être plus et mieux connu !

 

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Le nain actuel ira se cacher où ? On parie pour les émirats ?

Tag(s) : #Politique

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