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Le mot en trop c'est évidemment identité ! Nous ne sommes pas identiques entre "gaulois" comme disent les petits beurs, alors comment parler d'identité nationale ?
Mais bon, jouons le jeu en oubliant les jeux de mots laids.

Il y a des pays qui sont d'un cosmopolitisme certain puisque la totalité de leur population est importée;  je parle des États Unis par exemple, ou de l'Australie ; à l'exception de quelques autochtones dûment parqués ou fondus dans la masse, comme le soulignait si bien Bécaud dans "Aigle Noir"



Bien, oublions une seconde que beaucoup d'européens et d'africains sont eux aussi des immigrés en Amérique.

Donc les États Unis d'Amérique nous donnent leur conception de l'identité nationale, que vous soyez originaire de Europe de l'est et Juif, Allemand, Anglais, Irlandais, Français ou encore noir descendant d'esclave, et même sud américain hispanique, il faut respecter un certain nombre d'obligations pour accéder à la nationalité : parler la langue, connaître par coeur la déclaration d'indépendance et la constitution, s'engager sur l'honneur et le drapeau à n'avoir aucun lien avec une puissance étrangère ou un groupe quelconque qui puisse porter atteinte à l'intégrité et la sérénité des États Unis d'Amérique. Ce n'est pas tout mais c'est une base.

L'avantage de cette base, c'est que les maris qui veulent maintenir leurs femmes dans la dépendance en leur refusant d'apprendre l'américain, leur refusent aussi la nationalité américaine et ses avantages, ça fait déjà hésiter. Donc les femmes doivent parler américain et deviennent capables de s'instruire.
De même pour la connaissance de la déclaration d'indépendance et de la constitution : c'est un minimum juridique qui permet aux femmes de prendre la mesure de leurs droits. Pas toutes certes, mais il y a aussi des femmes soumises et prostituées chez les blanches originaires d'Europe hein, faut pas croire.

L'engagement formel de ne pas garder de lien avec des états ou groupes ayant des activités anti américaines est certes sujet à interprétation. Est-ce qu'on peut demander à un immigrant Iranien sincère de renoncer pour toujours à tout lien avec sa famille ? C'est un problème à traiter au cas par cas. De toute façon big brother est là pour surveiller ces immigrants demi fiables, et très longtemps car tous les pays ont des agents dormants et le savent.

Si nos propres demandeurs d'identité française respectaient des règles similaires chez nous, je pense qu'on verrait beaucoup moins de petites filles, scolarisées par obligation légales, faire les démarches administratives pour leurs mères auxquelles elles servent d'interprètes, à douze ans. On devrait aussi imposer aux gens de choisir et supprimer toute idée de double nationalité.
Les porteurs d'un passeport étranger et d'une carte d'identité française devraient donc être déchu de cette nationalité française à laquelle ils ne demandent que des droits, n'estimant n'avoir de devoirs que vis à vis de leur pays d'origine où d'ailleurs ils envoient souvent une partie de leurs revenus.

La loi française interdit la polygamie. Mais elle n'interdit pas la reconnaissance par un père de ses enfants ce qui revient à reconnaître tous les enfants d'un homme ayant deux ou trois femmes dont une ou plusieurs en France et d'autres au pays. Donc à reconnaître et accepter la polygamie, de fait !

Ceci est contre nos règles, surtout quand on sait que l'homme garde l'argent des allocations pour nourrir ses femmes et enfants restés au pays et y voyager régulièrement. La loi française devrait donc reconnaître aux seules femmes vivant en France la maternité d'enfants nés, pour nous, hors mariage, et ne verser les allocations qu'à elles seules, sous contrôle d'assistant(e)s sociaux(ales,) en veillant de toute façon que ces femmes perçoivent en outre une pension des pères quand ils sont connus et qu'ils ont des revenus en France.

Comme Français nous sommes très majoritairement Chrétiens (Catholiques et protestants voire, en provenance des îles, quelques déviations de ces religions) Juifs, Orthodoxes et minoritairement musulmans.
Évidemment ça fait désordre, mais comme j'en fais partie je classe à part mais dans ce contexte les nombreux agnostiques ou athées dont je suis.

Les catholiques ont leurs églises depuis 1400 ans un peu partout, les protestants leurs temples plus récents mais déjà anciens quand même, les juifs leurs synagogues (qu'ils appellent aussi le "Temple" et les musulmans leurs Mosquées. Par ailleurs tous ces gens se réclament d'Abraham d'une façon ou de l'autre, et quoique les pratiques des cultes diffèrent quelque peu ou beaucoup, on peut considérer que tous adorent un Dieu unique, donc le même Dieu. Les religions sont donc un très mauvais prétexte de ségrégation ou de rejet pour des gens modérés et vis à vis de gens modérés.
Personnellement je comprends bien les musulmans quand ils expliquent qu'Allah ne peut se concevoir, qu'il n'a rien à voir avec les hommes et que quand on dit qu'il est installé "Istwah" sur son trône, il ne convient surtout pas d'imaginer une sorte d'humain, barbu ou pas, installé dans un fauteuil doré.  Je comprends aussi très bien qu'ils réfutent à Dieu, comme ridicule, le besoin de concevoir un fils, ça n'a pas de sens. Pas plus que la virginité de la vierge qui n'apporte rien à l'histoire.
Ceci dit j'en ai au moins autant au service de l'islam qui dit aussi bien des bêtises et qui a besoin d 'anges et d'un prophète quand Allah tout puissant et omniscient pourrait fourrer dans le crâne de chacun, à sa naissance, ce qui est bien et ce qui est mal, ce qu'il doit faire et ne pas faire. Je n'accepte pas non plus comme ridicule leur conception d'un destin tracé par Dieu et donc d'une condamnation à la naissance (fatalisme du fatum latin)
Mais tant qu'on ne s'impose de règles découlant de ces religions qu'à soi-même, on ne fait me semble-t-il de tort à personne. Il est vrai que pour un extrémiste interprétant des règles au pied de la lettre, chaque rencontre avec un non musulman devrait se traduire par un assassinat selon le Coran. Ce n'est pourtant, et heureusement, pas ce qui se passe. Le suicide n'est pas non plus toléré par Allah selon le Prophète, et pourtant au contraire des musulmans se font exploser, convaincus de gagner leur paradis par des menteurs profitant que beaucoup de musulmans ne connaissent à peu près rien de leur religion. De toute façon beaucoup de textes qui fondent l'Islam sont paradoxalement des exégèses postérieures, (comme les écrits de Saint Augustin pour les Catholiques par rapport aux évangiles) sauf que le Coran précise dans la bouche d'Allah, retransmis par le Prophète Muhammad et ses deux scribes : "Je te donne cette Lecture (Coran) rédigée en termes simples pour que tu comprennes sûrement, parce que jusqu'alors tu n'avais pas été averti, tes péchés antérieur te seront pardonnés, mais désormais tu n'as plus cette excuse." (Ce n'est pas rigoureusement le texte arabe, mais sa traduction en clair) Donc, Allah via Muhammad, n'entend pas être "interprété" mais compris et respecté, et les exégèses, qui d'ailleurs n'ont réussi qu'à exploser l'islam en morceaux (Chiites, Sunnites...) sont abusives et sans valeur puisque l'islam est construit sur le Coran et que tout ajout, modification ou retrait est interdit. Il est même à ce titre (immuabilité) reproduit en arabe dans la forme d'écriture du temps de Muhammad, ce qui le rend difficile d'accès aux lettrés moyens, et ouvre la porte aux bourreurs de crânes.

Par ailleurs plusieurs sourates ont été annulées par des sourates postérieures (ou des versets seulement) ce qui implique soit qu'Allah ait changé d'avis, ce qui ne peut se concevoir, soit que l'interprétation du prophète avait été erronée ou une illusion d'un esprit dérangé.

Bref, aucune religion ne trouvant grâce à mes yeux, je ne vais pas les passer toutes en revue. Mais toutes prêchent une morale qui en général se rejoint de l'une en l'autre, et en cela elles font oeuvre salutaire, car sans morale les sociétés périclitent comme la nôtre en ce moment.

Nos descendants seront sans doute plus bronzés que nous (La mode de la bronzette était peut-être une sorte d'anticipation intuitive) et s'ils sont aussi ou plus intelligents, ce que j'espère, bien peu conserveront une appartenance religieuse autrement que comme une tradition familiale.
Ce qui compte c'est l'éducation, pas le bronzage ou la forme d'un nez ou d'une oreille, ni d'ailleurs les frisettes des cheveux.

L'identité nationale, la seule qui vaille, c'est de vouloir progresser et faire progresser l'humanisme et la justice dans son pays, celui où l'on vit et plus largement dans la communauté auquel ce pays appartient, et peu importe les frontières dans ce cas, car la méditerranée n'est qu'un lac un peu grand et salé, entre des peuples qui ont besoin les uns des autres.

Les ressources naturelles s'épuisent et disparaîtront quelles qu'elles soient, elles ne sont pas renouvelables. Les peuples qui compteraient vivre éternellement du commerce du pétrole (et autres Bauxite, diamants, bois exotiques...) sans éduquer leur jeunesse ni essayer de la garder chez eux près des leurs, ces peuples là doivent s'apprêter au pire des sorts car le réchauffement de la planète va créer des centaines de millions de réfugiés climatiques sur tous les continents et dans tous les pays. Les terres inondables sont d'ailleurs nombreuses aussi dans ces futurs pays d'accueil, mais ces réfugiés seront de plus une concurrence certaine pour les immigrants voulant quitter des pays où on leur refuse l'éducation, et qui par ailleurs vont aller de plus en plus vers la paupérisation à mesure que leurs ressources économiques dépendant des ressources de leur sol et sous sol disparaissent;  jusqu'à devenir des déserts complets, puisque seule la technique actuelle (condamnée à terme) permet encore d'irriguer et de produire.
Je ne doute pas que bien des efforts seront faits pour réguler cela (énergie solaire et irrigation), mais comme ils auraient dû commencer il y a cinquante ans, ils risquent de survenir trop tard après que des despotes ou tyrans auront dépouillés leurs pays au nom de leur intérêt et gloriole personnelle, condamnant leurs populations à la misère, à l'exode et sans doute à des combats sans espoir, puisqu'aucun pays ne pourra plus accueillir cette masse sans se suicider.

Je vais me répéter, mais avant de régler le problème de l'identité nationale, il serait urgent de régler le problème de la fécondité nationale. La terre porte sensiblement sept milliards d'habitants, dont deux milliards dans la misère et affamés. C'est déjà trop et nous serons bientôt neuf milliards avec la longévité accrue de la population.
Seule l'application des règles Chinoises de l'enfant unique permettront de ramener cet excès en quelques générations à des nombres acceptables, si l'on veut éviter des massacres (quand on meurt de faim on n'a plus rien à perdre, même si en face on est bien nourri et bien armé) 

Je crois que la planète et ses problèmes ne sont plus nationaux, même s'il faut en résoudre à l'échelon national faute d'un gouvernement planétaire, mais l'urgence est ailleurs que dans l'identité nationale.

A moins bien sûr de renoncer à toute idée d'une terre gérée intelligemment et universellement. Mais, évidemment si cette conception arrange les capitalistes (pardon,) les gens du président, que pouvons nous y faire ?

Tag(s) : #Politique

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