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Non, le mien n'avait rien à voir avec Martin Luther King sauf peut être que mon rêve n'est pas sans rapport avec une forme de ségrégation.

 

Dans mon rêve j'étais dûment convoqué à un séminaire de formation. Il y avait là une centaine d'auditeurs dont tous ces jeunes à peine sortis d'une école et déjà avides de ne pas se laisser dépasser par l'évolution du savoir.

 

Je m'installe à une table mais la formatrice me prie en anglais d'aller ailleurs, je m'étonne ! Il n'est inscrit nulle part qu'une place spéciale soit affectée à quiconque. Comme elle ne veut rien entendre et que ses arguments sont du genre " Je vous prie instamment d'aller ailleurs," (donc très explicites,) je me tourne vers le collègue assis à côté de moi et je questionne à haute voix sur ce ton diplomatique qui fait mon charme:

- "Tu comprends ce qui arrive à cette mal baisée ?"

Et lui, désignant mes cheveux blancs, m'explique sont point de vue :

- "Elle ne va pas perdre son temps avec quelqu'un qui n'est plus concerné !"

 

Sans doute que dans ce cauchemar la politique est intervenue : 

Parce que le nain veut, avec le clown invité de Moubarak, que nous travaillions plus longtemps pour gagner moins, mais les entreprises n'entendent pas former les vieillards comme moi pour n'espérer que de maigres années d'exploitation de la machine humaine !

 

Ce rêve n'est certes pas prémonitoire, parce que moi j'ai pris ma retraite depuis un moment, mais il illustre assez bien ce que j'entends qu'il se passe autour de nous, les vieux, dont les enfants seront dans quelques brèves années confrontés, eux aussi et pour de vrai, à cette exclusion du système pour cause de non rentabilité.

 

Ma dernière activité était pénible et dangereuse. Mes genoux en gardent des séquelles irréversibles, je n'ai donc pas joué les chochottes en prenant ma retraite à 64 ans passés. Toutefois je considère que le travail, l'utilité sociale, est non seulement notre fierté mais notre raison d'être. Autrefois on aurait sans doute parlé d'honneur.  

Hélas à force de galvauder les mots ils n'ont plus de sens, plus le bon en tout cas !  C'est un peu comme ces médailles qu'on distribue aux voleurs de la politique et aux sportifs, voire aux chanteurs même quand ils paient leurs impôts en Suisse. Ça ne coûte pas cher et ça peut rapporter des voix !

 

Je comprends et je reconnais que de nombreuses professions sont si dures que la retraite ne peut être différée de beaucoup. Mais parfois, quand j'entends les jérémiades de certains, je me demande si nous vivons sur la même planète et si jamais ces fainéants ont tenté de travailler dans un vrai métier d'homme.

 

Je ne vais pas chercher de crosses à des professionnels en particulier, mais enfin quand même, qu'un ouvrier du bâtiment qui manipule chaque jour de sa vie des tonnes de parpaings doivent attendre l'âge légal général, et qu'un conducteur de la SNCF dont le plus gros effort est de tenir "la main du mort," exige lui de l'avoir à cinquante cinq ans du fait que ceux qui occupaient un poste assimilé trois générations plus tôt chargeaient des tonnes de charbon dans la machine, ça me troue le cul !

 

Il y a véritablement des gens sans 'amour propre', pour rester à notre niveau modeste. D'ailleurs, dans certains quartiers, se vanter de ses escroqueries et malversations, de la façon dont on a bien baisé les organismes de chômage ou l'état, est un sport et une fierté.

 

Mais il y a tous les autres qui mettent "un point d'honneur" à ne rien devoir, à personne, et pour lesquels le travail est un droit, un impératif, une nécessité pour qu'ils s'aiment eux-mêmes assez pour survivre au milieu des cons qui se reproduisent, plus vite que la moyenne.

 

(Il faut dire que ne foutant pas grand chose, ils ont du temps à y consacrer, jusqu'au moment où il faudrait s'occuper de l'éducation de leur progéniture et qu'ils se sentent obliger d'aller soutenir le bar du coin)

 

Je n'ai pas la preuve récente que mon rêve corresponde à un fait authentique. C'est un méli-mélo comme tous les rêves. Je me souviens d'un séminaire Hitachi où on nous expliquait dans le détail le fonctionnement des magnétoscopes, le point de la courbe du signal de synchro à régler et conséquemment le départ de plus de la moitié de l'effectif l'après midi même, du fait que le stage était technique et qu'eux étaient de faux techniciens, des commerciaux à prétention technique mais n'y comprenant rien et venus en pensant apprendre des arguments de vente bidons et non de la véritable technique. Mais cela s'est mélangé dans le rêve avec un stage Tandberg (entreprise Suédoise) évidemment donné par l'ingénieur de Tandberg en anglais (parce que, en Suédois, moi aussi je me barrais) et qui était tout aussi technique. Le lien étant les gens rejetés (de fait) même si la raison est bien différente puisque dans le second cas c'était une question de compréhension de la langue.

 

Il ne suffit pas d'imposer aux gens de travailler plus longtemps (pour toucher moins; puisque moins longtemps de facto) il faut aussi leur donner les moyens de continuer d'être opérationnels et utiles durant ces années supplémentaires et non les mettre au placard, les transformant en "frais généraux sans rentabilité" pour l'entreprise, et en raison supplémentaire pour dé localiser là où on peut faire bosser les gosses pour un sucre d'orge !

 

Alors je définis  : 

- Opérationnels, consiste dans mon esprit à leur donner un travail que l'état physique lié à l'âge n'empêche pas de faire aussi bien qu'un jeune. 

- Utiles, à un vrai travail nécessaire à l'entreprise. Je regardais hier les carrières de gendarmettes (gendarmes féminins, excuse à la corporation) qui après des années sur le terrain n'ont pas honte d'accepter un poste dans les bureaux, plus adaptés à leur âge, même si c'est un peu humiliant de l'admettre. Mais un emploi qui est nécessaire, et où les postes se libèrent quand l'occupant prend sa retraite ou quitte le service.

 

Il ne manque pas, dans les entreprises, de postes parfaitement maîtrisables par les seniors, même très différents de leur fonction primitive. Encore faut-il que l'employeur imagine, en interne au besoin, une formation; Sinon le meilleur des ingénieurs passera pour un crétin, vu que certains emplois comportent plus "d'habitudes maison" impossibles à deviner que d'application de règles générales.

 

Bien entendu, on peut comme je le suis, avoir une formation d'ingénieur et s'appliquer à gérer une comptabilité suivant les normes comptables; moi j'ai dû le faire en devenant indépendant, mais au moins les règles de comptabilité sont quasi universelles.

 

Demander à un tourneur-fraiseur de devenir préparateur demande un minimum de formation, à la fois sur la façon dont l'entreprise gère cette fonction et son travail, mais aussi sur l'informatique devenue l'outil indispensable à cette fonction comme à d'autres, et quand même fichtrement éloignée dans ce cas de la programmation d'une machine outils en langage machine.

 

Quand, à la libération,   il y a eu le baby boom à l'instigation du gouvernement qui voulait des bébés, on savait forcément qu'il y aurait un jour un papy boom correspondant !

 

Mais une bosse sur une courbe c'est un évènement statistiquement bref. Une trentaine d'années suffiront à avoir dépassé cette bosse reléguée dans les mémoires de guerre du nain. Aussi on peut se demander à quoi bon changer les règles si ce papy boom est la véritable et seule raison. Un emprunt d'état permettrait de payer ces retraités en complément des retraites versées par eux pour des anciens nettement moins nombreux, et vivant nettement moins vieux (il y avait moins de tarlouzes dans les générations précédentes, sauf dans l'art et le cinéma évidemment,) et qui donc devraient avoir laissé une soulte. Ah mais peut-être que quelqu'un l'a gaufrée cette soulte ?  Les rapatriés l'Afrique du nord et autres RSAistes ? Ou tout simplement les caisses des partis politiques ?

.

Quoi qu'il en soit, on voit qu'un emprunt permettrait de passer ce cap sans trop de mal en étalant la dette sur suffisamment de temps. Ce serait moins injuste que de demander à ceux qui ont cotisés pour leurs pères et grands pères en tout premiers, de travailler en outre plus longtemps et en touchant moins, et moins longtemps donc, puisque la retraite ça dure de votre arrêt de travail jusqu'au cimetière, pas plus, et les décision du gamin n'y changeront rien.

 

Ah les rêves parfois... on en fait tout éveillé !

 

Il m'est arrivé (ne le répétez pas) de croire que nous étions gouvernés par des gens intelligents et que les banquiers étaient honnêtes. N'importe quoi ! Pourtant c'est bien du tabac que j'avais fumé ! Ou alors c'était à l'insu de mon plein gré ! Du coup j'ai arrêté depuis, c'est prudent !

 

 

 

Tag(s) : #Politique

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