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La retraite, antichambre d'une mort annoncée dès la naissance, n'est certainement pas le paradis que pensent certains.

Je me garderais bien de confondre mon cas et la généralité, mais le ferais-je que je serais sans doute au-dessous de la situation moyenne. Quand j'entends que certains ont une retraite inférieure à 1000 € je me demande comment, où, et de quoi vivent ces gens, mais aussi comment vivaient-ils avant et avec combien d'argent.

 

J'ai des fins de mois difficiles, je l'avoue, mais si je cumule mes retraites salarié et cadre je devrais me considérer comme nanti pourtant, et en tout cas par rapport à la moyenne des Français, ce qui est une honte.

 

A croire qu'après avoir exporté le travail en Inde ou en Chine, on en a importé la misère sociale, et le totalitarisme pour ce dernier pays.

Du moins, avec sa loi sur l'enfant unique ne sera-t il- pas envahi par les ventres islamistes.

 

Je ne suis pas de ceux qui hurlent contre l'âge de la retraite repoussé à 62 ans. En tant qu'artisanj'avais la faculté de m'arrêter à soixante ans puisque j'ai commencé à travailler très jeune et que j'avais plus de trimestres qu'il n'est nécessaire, et pourtant j'ai choisi de ne m'arrêter que parce que les réflexions des clients sur mes cheveux blancs m'ont lassé. Imaginez que vous venez de hisser  votre grande échelle sur une mansard de dix mètres et quelques, et que le client vous regarde les yeux écarquillés et questionne stupéfait : "Mais... c'est vous qui allez monter ?" Ben évidemment pôv bille, je travaille seul moi !

 

Sans blague ,la vingtième fois vous vous regardez vous-même comme phénomène de foire et vous préférez laisser tomber. Moi j'avais passé les soixante quatre ans sans atteindre les soixante cinq vraiment, mais je n'aurais eu aucun complexe à le faire car dans ma jeunesse j'ai vu des types qui paraissaient beaucoup plus vieux faire les mêmes acrobaties. Sans doute étaient ils plus jeunes en réalité car la vie était plus dure et on vieillissait plus vite en ce temps là. Mais au final ça revenait au même.

 

 

Non, ce que j'ai du mal à avaler c'est qu'on se batte sur l'âge au lieu de se battre sur le montant. Il y a certes des besoins qui - en principe - sont moins grands : on ne prend plus chaque jour les transports, et en principe toujours, les enfants ont quitté la maison et vivent à leur compte. Certains peuvent même se passer de véhicule, quoique les plus pauvres ne vivent pas en centre ville et que par conséquent ... ... surtout avec les hypers en zone industrielle, mais bon...

 

Mais supposons, quand même, comment peut on avec mille euros (pour les privilégiés) payer un loyer, des taxes locales et impôts même diminués ou réduits à rien, mais aussi malgré tout et là sans décote des assurances obligatoires, du gaz, de l'électricité (qui augmentent jour après jour) et éventuellement un abonnement internet (finalement moins cher que la ligne téléphonique et qui en tient lieu)  Ce n'est pas techniquement possible et pourtant il le faut et les gens semblent y parvenir en se privant à peu près de tout, en s'humiliant d'avoir recours à l'assistance de l'état, et en allant s'humilier encore un peu plus aux restos du coeur !

 

Tu parles d'une sinécure, la retraite tant attendue c'est la misère organisée, la mort souhaitée à deux genoux pour en finir avec la honte de l'échec d'une vie. Quand on voit que des gens bien payés mais humiliés dans leur travail se suicident, on se demande comment survivent beaucoup de retraités, et ce qu'ils cachent à leurs enfants pour ne pas s'attirer la pitié qui est la honte des hontes.

 

J'ai envie d'écrire "à qui la faute ?" mais ce serait du temps perdu !

 

La faute est au libéralisme, au capitalisme, à ces salopards qui dirigent les fonds de pension américains et canadiens, et influent à volonté sur les bourses (pas les miennes hein) pour faire enfler certaines actions et dégringoler d'autres en fonctions de leurs envies et intérêts.

 Un système organisé et théoriquement structuré pour fonctionner comme nos systèmes de retraite par répartition, ne peut leur convenir, car il fait entrave à leurs intérêts en démontrant qu'ils ne sont pas indispensables, loin de là, surtout après les nombreuses faillites bancaires ou affairistes (voir Enron) qui ont réduit à rien les pensions tant espérées par de nombreux américains qui les avaient pourtant chèrement payées !

 

C'est quoi la réalité de la situation des retraites, en clair et sans langue de bois : Nous avons perdu des emplois à cause des ordures qui essaient de tripler leurs bénéfices en faisant travailler des esclaves volontaires. Ça n'aura qu'un temps mais comme leur temps de vie est limité aussi ça leur suffit et après eux le déluge.

Il y a le problème du baby boom de l'après guerre qui se traduit aujourd'hui par le papy boom des retraites. Bien que je sois né avant je peux me considérer comme en faisant partie. Mais ce n'est qu'un épi phénomène. Nous allons mourir un jour ou l'autre et s'il faut provisoirement emprunter pour assurer nos retraites ça ne justifie pas une refonte complète du système. Les villes et les états ont l'habitude de ces gros investissements faits à coup d'emprunts et qu'on amortit sur trente ans ensuite. Sont ils si pressés parce que ça les ennuie pour une fois de laisser des dettes à leurs enfants ? Ils n'ont pas ces états d'âme quand ils investissent dans le tunnel sous la manche ou le pont de Millau.

 

Certes, ça rapporte ça au moins, mais nous avons rapporté avant et payé les retraites de nos pères, on ne peut pas nous jeter la pierre en nous reprochant d'exister fut-ce de façon précaire. Après tout, si nous survivons plus longtemps que nos anciens, c'est aussi à cause des lois sur le tabac ou autres activités dangereuses pour la santé. Alors il faut choisir entre nous reprocher d'être vivants et nous imposer de nous maintenir en bonne santé.

 

La vérité c'est que la gouvernance du monde est depuis longtemps passée entre les mains des multinationales et que les politiques sont des pantins, de simples jouets entre leurs mains, et le nain soi-disant français en est le meilleur exemple, qui passe ses instants de repos chez ses supérieurs pour y prendre ses ordres.

Oh je ne vais pas crier au complot une fois de plus : les béni oui oui de la politique sont volontaires et sucent plus de bites pour être élus que les pires putains des bordels les plus célèbres avant la Marthe la Conasse.

Ils savent très bien qui commande puisqu'ils doivent aller quémander leur accord sous forme de capitaux de campagne d'abord puis de bénédiction, car les médias qui font voter les veaux sont sévèrement encadrés par le capitalisme recyclé sous la dénomination de libéralisme, qui organise le monde en fonction d'intérêts privés auxquels nous n'avons aucune part.

 

Je serais personnellement assez d'accord avec ce que les  guignols faisaient dire à la marionnette de la banquière d'extrême gauche : "il faut pendre les patrons avec leurs tripes," comme jadis on a pendu Mussolini à un croc de boucher (après sa mort quand même) Mais je ne cultive pas l'illusion que cela soit crédible, d'autant que les vrais patrons ne sont pas les quelques connards qui dirigent apparemment les entreprises, nommés par un conseil d'administration et jetables à mercy, mais de parfaits inconnus qui tirent les ficelles dans l'ombre de paradis fiscaux et dirigent les marionnettes vivantes de la politique, à droite comme à gauche, de quelques ordres à peine murmurés et aussitôt obéis.

 

Nous sommes tombés bien bas, bien bas, comme disait Georges* à propos d'une pauvre rose. Mais aussi, quand les hommes n'ont plus de couilles et les femmes pas encore d'assez grosses, à quoi devions nous nous attendre ?

 

* Brassens, vous aviez compris : "La rose, la bouteille et la poignée de mains"

Tag(s) : #Politique

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