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La sureté d'un état et l'indépendance de ses approvisionnements stratégiques

La situation vue en gros

On doit se demander d'abord ce qu'est un état. A l'évidence il ne suffit pas de grandes déclarations et de signatures de traités imprécis pour que les populations se trouvent soudain solidaires et pratiquent l'égalité. Les différences de TVA, charges sociales et autres assurances plus ou moins imposées entre les pays de l'union sont un scandale fétide.

Quant à l'ouverture des frontières aux pays qui font travailler des enfants et admettent qu'on ne paye pas assez leurs ressortissants pour qu'ils aient une vie honnête, c'est une insulte à la dignité humaine.

En Europe nous avons sans doute été trop pressés de créer des contraintes pour limiter la qualité des bons, et donner leur chance aux mauvais. Mais à force de rassembler en unité hétéroclite ces peuples si disparates,on crée une sorte de monstre où, loin de rassembler pour le meilleur, on encourage l'égoïsme et l'individualisme, aussi bien des nations que des individus. Comment se faire élire sans ne défendre que ses ressortissants quand ceux-ci sont les seuls à voter pour cette élection ?

Depuis que les groupes qui semblaient les plus proches des pouvoirs européens comme Philips ou Total envisagent de transférer dans des pays à main d'oeuvre au rabais leurs productions, on est en droit de se demander si la France peut rester dans l'Europe, si l'Europe ne se dote pas d'un véritable pouvoir central.

Par véritable pouvoir central j'entends la création d'un pourvoir ayant au moins ceux que peut avoir un président américain à la maison blanche.

Quand jadis, il y a longtemps, je travaillais chez Thomson (CFTH) sur des produits pour l'armée, l'ORTF ou les PTT, comme on disait à l'époque, nous avions le sentiment de participer à l'indépendance du pays, même si nos patrons de l'époque en profitaient pour vendre à l'état au triple d'un prix honnête.

Plus tard quand j'ai appris, après avoir quitté cette tôle, qu'elle achetait désormais ses composants en transistors et circuits intégrés, puis microprocesseurs, aux États-unis puis au Japon; je me suis demandé comment on entretiendrait le matériel en cas de conflit si les américains, (pour une fois,) se refusaient à se mouiller, ou si les Japonais étaient, encore une fois, dans le camp adverse.
Les asiatiques sont si soigneusement discrets qu'on en viendrait à oublier que la grande majorité se moquerait complètement d'un conflit qui opposerait les peuples pour des questions religieuses et ces pays s'associeraient suivant leur intérêt du moment. Or la Chine, en particulier, n'a aucune ressources propres sur son sol, ou si peu... elle ne peut se permettre de se fâcher avec les pays producteurs de pétrole, pas maintenant en tout cas.

Les menaces évidentes !

C'est quand même inquiétant, au moment où une guerre nucléaire potentielle avec les fous Iraniens se profile, et que dans chaque nation des fous ralliés à Al Qaida se préparent à prendre le pouvoir, d'imaginer que nous ne sommes plus indépendants en rien, à cause d'une Europe mal branlée et très loin de ce qu'on en espérait avant d'y accueillir - trop vite - des peuples de tricheurs comme les grecs qui font la moitié de leur économie au black (les italiens aussi mais...) ou qui travaillent pour survivre et non pour vivre, mais évidemment pour très peu d'argent.
Comment peut-on exiger d'un pays qu'il achète ses armes et les équipements militaires en lançant des appels d'offres internationaux, au prétexte de l'interdiction de tout protectionnisme ?

C'est quand même un peu fort qu'on ne puisse maîtriser dans le sein du pays des productions correspondant à la défense nationale. Bien entendu si l'Europe acceptait de devenir une sorte de pays fédéral avec une armée commune ce serait différent, mais nous n'en sommes pas là; nous n'avons même pas de diplomatie commune, et donc nous n'aurons aucune réaction unitaire face aux agressions politiques, militaires ou économiques.

Que des voyous comme Total commencent à transférer leur production dans des pays à bas coûts implique qu'un jour ou l'autre nous serons dépendants pour les approvisionnements en carburant de pays ou de groupements dans ces pays (syndicats, groupes politiques) susceptibles d'empêcher les livraisons. D'autant que chez nous les syndicats deviennent des sous merdes aux ordres du pouvoir !

Par ailleurs, comme le prix du carburant est essentiellement composé de taxes, en France mais pas seulement, les pétroliers réfugiés à l'abri du gouvernement français et d'autres gouvernements ayant les mêmes exigences, peut tripler ou quadrupler le prix du pétrole raffiné dans ses différentes formes, et conseiller aux gouvernements qui retirent de ces taxes prohibitives l'essentiel de leurs revenus, de les diminuer pour maintenir un prix raisonnable pour le reste de l'économie. Car on voit mal qui dans les activités, ne dépend pas directement ou indirectement du prix du pétrole et de son approvisionnement. Ce qui reviendrait à mettre sur les épaules du peuple le poids de nouveaux impôts de compensation, alors même que plus personne n'aura les moyens de rouler voiture.

J'avais déjà été choqué par le renoncement au charbon, sachant notre totale dépendance (c'est le cas de le dire) des pays producteurs de pétrole.
Il fut un temps où ces pays n'étaient dirigés que par des marionnettes entre les mains des pétroliers, mais les enfants de ces marionnettes sont plus instruits et aujourd'hui sont capables d'envisager eux aussi " l'après pétrole " et le frein qu'il faut mettre à sa consommation, et pas seulement pour des raisons écologiques.

Il nous faut donc conserver au minimum ce que nous avons encore ; le raffinage et le stockage, pour avoir au moins le temps de trouver une alternative raisonnable à la production d'énergie de masse (fourniture d'électricité aux entreprises et particuliers) et d'énergie répartie pour faire fonctionner les véhicules de tous tonnages qui à travers le pays (dont les voies ferrées secondaires ont disparu depuis longtemps) transportent les matériaux et approvisionnements nécessaires.

Tout ça revient à la notion de service public et d'indépendance d'une nation. Un pays est en droit de se doter de toutes les entreprises nationales nécessaires à assurer la sécurité et la continuité de l'approvisionnement de ses nationaux. Interdire la nationalisation, ou imposer la privatisation d'entreprises stratégiques dans ces domaines est fondamentalement une  hérésie, un non sens.
L'Europe n'est visiblement pas prête à se transformer en une nation. Il serait intéressant d'assister aux combines et magouilles que les chefs des plus médiocres états acceptés en son sein, mettent au point entre eux, pour "baiser" les principaux pays initiateurs de cette Europe de combinards.

Entre l'obligation faite aux pays sociaux, (c'est à dire ayant développé les outils nécessaires à protéger son peuple,) de se soumettre à des règles contraires au bon sens, et le laxisme concernant des pays sous développés d'Europe de l'Est qui peuvent ainsi entrer en concurrence sur le plan de la main d'oeuvre avec des nations qui investissent beaucoup dans le social,  alors que chez eux les habitants n'ont aucune des garanties que nous trouvons essentielles, est un non sens et une malhonnêteté de la part de nos politiques qui auraient dû s'y opposer fermement, quittes s'il le faut à sortir de l'Europe après l'avoir fondée.

La classe politique au pouvoir est la marionnette des puissances d'argent qui, elles, n'ont pas de nationalité et s'en glorifient : "multinationales" veut en réalité dire : "sans nationalité définie" ce qui leur permet toutes les magouilles, combines et malhonnêteté que permettent les lois qu'elles font voter par leurs : "délégués à la gestion des pays" !

La première ordure qui a dé localisé pour gagner plus d'argent, sans se douter (mon oeil) que tous ses concurrents en feraient autant , qu'avec le temps le dumping ferait tomber les prix jusqu'au niveau de bénéfices antérieurs, mérite bien l'enfer.
Dommage de ne pas y croire à l'enfer. Parce que ces mecs ont pris assez de fric pour finir leurs jours à l'abri et : "après eux le déluge"

Or le déluge c'est bien ce qui nous tombe sur le coin de la tronche. Le travail part au loin chez des gens trop peu payés pour en être les clients,  tandis que nous, n'ayant plus de travail, nous ne le sommes plus non plus. C'est inconséquent mais les héritiers des premières saloperies veulent eux aussi gagner des fortunes, et ils ont pour ça le nerf de la guerre. Il aurait fallu arrêter la machine infernale, ce cercle vicieux, avec des lois sévères sur la finance et l'entreprise, et pas des lois votées seulement dans un pays, mais dans tous les pays avancés qui, par ailleurs, se sont investis à donner aux pays pauvres les moyens d'un développement indispensable.

Je ne suis pas un spécialiste, mais l'ouverture totale des frontières aux capitaux et aux marchandises est ce qu'on pouvait imaginer de pire;  et c'est la première chose qu'ils ont faite, montrant bien qu'ils n'agissent pas pour le bien des peuples, mais pour celui d'entités financières dont ils dépendent pour garder leurs places.

Démocratie n'a jamais été qu'un mot, mais même la simple "république" est totalement dévalorisée.
D'ailleurs les gens ne s'y trompent pas vraiment, puisqu'ils sont de moins en moins nombreux à user de leur droit de vote.
L'écoeurement est général, et comme pendant la guerre ; quand le marché noir était la meilleure manière de s'enrichir pour les salauds et la seule de survivre pour les autres, nos concitoyens sont de nouveaux contraints à se montrer égoïstes, égocentriques et limite égotistes. Ce qui est en somme normal quand on se sent abandonné, trahi par ceux auxquels on s'était confié, et qu'on tente de survivre dans un jeu dont les règles ont été changées et durcies au nom d'un égalitarisme à la communiste, qui consiste à couper ce qui dépasse en égalisant vers le bas. Il ne faut plus de montrer trop grand, trop fort, trop travailleur, trop intelligent ; il faut s'abaisser au niveau des pires pour ne pas déparer cette belle égalité qui ne s'applique évidemment qu'au peuple "ordinaire" car elle ne concerne pas les grands patrons et politiques qui eux sont des "transnationaux" des "apatrides" comme le nain, élevé en partie chez les ricains et d'origine douteuse. En dix ans le revenu moyen des gens a été divisé par cinq, pendant que les primes, salaires et retraites des dirigeants étaient multipliés par dix.

Mais c'est l'ordre logique des choses, rappelez-vous les "vases communiquants" : nous sommes tous branchés sur l'économie et au même niveau, sauf que nous, gens du peuple, avons une tasse pendant que les grands actionnaires et dirigeants, politiques inclus, ont des baignoires, des abreuvoirs et des piscines. Mais les surfaces sont au même niveau partout, de quoi nous plaignons nous ?

Il me reste à souhaiter, même si mes quelques lecteurs ne pèsent pas lourd dans le jeu politique, qu'au moins ceux là aillent jusqu'aux urnes au vote qui s'annonce : c'est quand même la moindre des choses que nous devions faire pour ne pas mériter ce qui nous arrive !

Tag(s) : #Politique

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