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Ce type de scrutin vaut à peine la contrepèterie que je lui consacre, si du moins on considère le mal que les électeurs se sont donnés pour venir.

Par chance dans mon bureau nous avons frôlé les 50%, mais il n'empêche que s'il est plus de droite que la moyenne, les gens s'y sont aussi plus mobilisés que la moyenne.
Mais ce n'est pas un bureau de vote d'un millier d'électeurs, dont une moitié est venue, qui va peser lourd dans la balance.

Je pensais, en saluant de nombreux habitants de mon quartier, que bientôt il ne resterait plus que les bureaux de vote pour prendre des nouvelles des uns et des autres puisque question bistrot c'est scié. Les derniers ne tarderont pas à fermer les portes puisque tout ce qu'on leur laisse c'est un café inabordable, et le pinard d'une clientèle de soûlographes sociaux qui ne boivent bien qu'en compagnie. (Mais qui sont sans le rond) Et attention ; pas le droit de fumer !

Pourtant chacun a besoin des autres : pour prendre des nouvelles, se tenir au courant, bien sûr, mais bien plus encore pour se raconter.

Alors je n'espère pas être entendu des autorités compétentes, je crois avoir compris que pour nous (le peuple) on parle d'économies. Mais quand je constate, toutes opinions oubliées, la qualité des relations que nous avons entre membres d'un bureau, mais aussi avec les électeurs qui ont quelques minutes à passer avec nous, je me dis qu'on devrait organiser des élections plus souvent, juste pour le fun, le plaisir de se retrouver et d'échanger. Bon, bien sûr, le bénévolat n'est pas compatible avec ces répétitions de dimanches sacrifiés mais hein... on paye bien des comiques pour rédiger les discours du président (Mais si ! Le nain là ! Ah ben non, il refuse de porter des grelots sur le chapeau mais on le reconnaît facilement quand même)

Et puis je me dis ce que je veux, je ne m'écoute pas de toute façon. Et je ne suis pas non plus écouté je crois. L'aspect sociétal de ces retrouvailles fréquentes entre voisins, collègues de travail ou citoyens partageant un même espace de vie, semble ne pas intéresser du tout ceux qui gouvernent le pays comme s'il s'agissait de conduite automobile (moins l'habileté) et qui se soucient aussi peu de l'avis des pneus que de celui du pare-brise ou du pot d'échappement, sans parler du moteur ou de l'embrayage.

La société n'est pourtant pas une machine ni les gens des rouages qu'on traite par la statistique en estimant des durées de vie et des efforts supportables. J'aimerais que les technocrates comprennent un jour que les outils qu'on met entre leur mains ne sont que des outils et que l'usage qu'ils en font dépend d'eux.

D'ailleurs j'écoutais hier les crétins qui ont tellement  su intéresser les citoyens à ce vote qu'il est heureux que quelques uns se soient déplacés par civisme pur. Leur analyse du scrutin était comique à droite comme à gauche. Je n'ai pas entendu une seule fois le remord de s'être contenté de dépenser beaucoup d'argent en affiches et promo commerciale là où il faudrait insuffler sa profonde conviction avec des mots simples et des textes concis.

Quand on y réfléchit, nous les vieux qui avons vécu avec De Gaulle la déconcentration, la régionalisation en somme, c'est un retour vers une forme de féodalisme. C'est tout juste si on ne nomme pas des "seigneurs" à la tête des "provinces" ces petits royaumes qui déjà "lèvent" l'impôt et peu à peu se substituent de plus en plus à l'état; à l'inverse de ce qui a présidé à  la constitution de cette France qui nous unit. Est-ce que ça veut dire qu'unir "le royaume" n'avait aucun sens ? Est-ce que ça signifie que l'idée de l'Europe est encore plus stupide ?

Vous verrez qu'après les polices municipales puis intercommunales, les régions se doteront d'une armée privée et que la tentation de faire sécession ne tardera plus ensuite !

Vous verrez aussi qu'un jour proche(puisque c'est déjà arrivé dans un village breton concernant l'affichage public) on recommencera à parler autant de langues qu'il y a de régions, et que le langage vernaculaire commun ne sera plus le français mais l'anglais ; pour son internationalisme (certainement pas pour sa qualité littéraire).

Comme dans le même temps tout ce qui était national et service public est attribué par adjudication à des entreprises privées dont la pérennité est pourtant loin d'être assurée, (mais qui distribuent des enveloppes aux gentils élus) on peut considérer que nous serons bientôt socialement remontés au temps béni (pour certains) de Louis XIV avec toutes les préséances, privilèges et passe-droits qui vont avec, pour les "grands" du régime, quel que soit le nom qu'on lui donne par ailleurs. Car s'il suffisait d'un nom pour obtenir un résultat...

Démocratie, Liberté, Honneur, Patrie, Respect, Voilà, j'en raye déjà certains de mon vocabulaire. Je crois que nous ne sommes plus assez nombreux à en comprendre le sens pour que ça puisse encore servir de les insérer dans un texte.

Le nain n'est même pas fichu de comprendre ce que l'autre "béant" écrit pour lui, et se contredit donc en apparence quand, quittant le texte qu'on lui a remis, il veut improviser et parler en patois de Neuilly avec des gens qui, hélas, ne comprennent que celui de la Garenne Bezons.
Tant pis ! Il me reste à décider si, finalement, je ne serais pas bien inspiré - comme d'autres retraités - de m'exiler au Maghreb où la vie est bon marché, pendant que les maghrébins envahissent notre pays. On se demande bien pourquoi d'ailleurs ! Les allocs, le chômage, le plein emploi, l'assurance santé, la retraite... autant de mots qui - eux aussi - appartiendront vite au passé décomposé de leurs grands-pères qui pouvaient légitimement croire que la France était un paradis.

Mais c'était avant le nain, et de toute façon, à les entendre,  leurs ancêtres étaient déjà maltraités - en métropole comme dans les ex colonies -. Je pense donc que c'est une race de masochistes, sinon il n'y a pas d'explication.

Tag(s) : #Politique

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