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Nous sommes en 1950. Une Juva qui descendait la rue de Malleville vient de se faire heurter par une traction qui descendait la rue des Thermes depuis le lac. La Juva est sur le côté, ses roues avant tournent encore car c'est évidemment une traction arrière.

Le pare brise en verre a volé en éclats et le conducteur est blessé légèrement par ces éclats. Dans la traction par contre, c'est la colonne de direction qui a défoncé la cage thoracique du conducteur. Peu de gens ont le téléphone en 1950, mais la police a été prévenue et deux agents arrivent à pied avant même les ambulances, s'assurent que les blessés sont installés au mieux et que l'essence du réservoir de la juva renversée, qui se vide sur la rue, est protégée par l'un ou l'autre témoin non fumeur pour empêcher une catastrophe. Déjà le goudron commence à être dilué et on fait mander des employés communaux pour apporter du sable.

 

Des bénévoles présents remettent la juva sur ses roues après que les policiers aient pris des mesures et noté les différents dépôts de boue séchée tombés de dessous les ailes, et  correspondants aux points de chocs initiaux entre les deux voitures.

 

Les blessés sont déjà partis vers l'hôpital. Ce n'est pas un incident mais bien un accident, et quand bien même n'y eut-il pas eu de blessé que la police serait venue faire son travail pour réaliser un constat nécessaire aux compagnies d'assurances.

 

Dans un accident comme celui-là il n'y a en effet jamais de responsabilité simple. Certes, un des deux conducteurs a refusé la priorité à l'autre soit en vertu d'un stop, soit comme c'est le cas ici en vertu de la priorité à droite. Mais ce serait trop simple de dire que celui qui a refusé la priorité porte toute la responsabilité. Le code prévoit en effet que chacun doit être maître de son véhicule. Plutôt qu'une autre voiture ce pouvait être un enfant pressé ou en vélo ou encore un animal en liberté qui pouvait se lancer ainsi sur la trajectoire de la voiture prioritaire. Après tout les voitures comme le téléphone sont encore rares, et c'est d'ailleurs la raison de la gravité des accidents, en même temps que la rudimentarité des équipements. Plus tard les pares-brise seront en verre spécial après des essais de verre recouvert de plastique mais qui jaunissent ou verdissent. Les colonnes de direction seront supprimées au profit de systèmes articulés, et encore plus tard on aura les ceintures de sécurité puis les air bags etc... et ce n'est pas fini.

 

Mais c'est un autre aspect de la question et qui n'a qu'un intérêt anecdotique, sauf pour ceux qui ont perdu un parent ou qui sont restés handicapés ou défigurés évidemment.

 

Ce que je voulais souligner c'est que les accidents étaient nombreux au prorata du nombre de véhicules en circulation, souvent graves, mais surtout que jamais la police ne se serait abstenue de se déranger pour faire le constat.

Aujourd'hui où on vous suit pas à pas pour vous aligner si jamais vous garez votre véhicule en infraction, des camions grue sont là pour mettre votre voiture en fourrière avant que vous ayez fini de faire le pipi urgent qui vous a incité à cet incivisme. Mais ne comptez surtout pas sur la police pour s'intéresser à établir les droits et responsabilités respectifs en cas d'accident. Au mieux, si les voitures accidentées gênent la circulation, on va vous intimer d'aller plus loin et tant pis pour les preuves matérielles. Ne comptez pas non plus évidemment que quelqu'un témoigne.

 

La police préfère ne pas se compliquer la vie, et d'ailleurs savent-ils encore écrire les uniformes ? Parce que jadis les moins malins d'entre eux étaient capables de rédiger un constat très bien établi et circonstancié. Question d'habitude, mais comme on a donné l'ordre aux bons à pas grand chose des différentes polices nationales et municipales de laisser se démerder les gens, ils seraient in foutus de le faire aujourd'hui.

 

Alors chacun se tourne vers sa compagnie d'assurance qui d'une manière ou une autre est liée avec celle de l'adversaire, serait-ce que par des accords inter assurance sur des procédures simplifiées.

Il n'est plus question d'établir des responsabilités sauf en appliquant des codes de circonstances. L'une des assurances paie, et augmente la prime de son assuré, peu importe qu'il soit le véritable responsable, l'économie réalisée avec ce laxisme compense largement de payer dans certains cas où elle aurait pu contester. De toute façon la réciprocité joue à plein avec les compagnies adverses mais complices. On rembourse toujours ou presque celui des deux conducteurs qui paie la plus grosse prime, assuré tous risques en particulier.

 

Et ce qui se passe dans les assurances se passe de la même façon dans toutes les administrations et organismes similaires. Non pas, comme on le prétend trop souvent que les gens soient des feignants, mais l'employeur (au sens large)  a tout à gagner à simplifier les procédures et différer les actions, pour autant que ce soient les particuliers  (clients, adhérents, contribuables...) qui en fassent les frais.

 

Il est évident, quand le plus incapables des avocats, prend déjà deux mille euros de provision, qu'on ne va pas se battre contre une multinationale ou l'état pour un service non rendu, une fraude ou une réclamation non suivie d'effet concernant des sommes faibles. Même en gagnant un procès on est perdant, ce n'est pas nouveau, Molière et Racine en parlaient déjà ainsi que Jean de la Fontaine qui d'ailleurs ne faisait que reprendre des fables grecques ou latines.

 

Aujourd'hui ne pas adhérer ou soutenir les associations de consommateurs est bien prétentieux. Certes on peut se faire justice soi-même et finir en prison vengé, mais finir en prison quand même. Et puis encore faut il que ça en vaille la peine, car pour faire regretter à une administration ou grosse entreprise de vous avoir spolié, il faut lui faire du tort par millions, sinon ça passe par profits et pertes, un peu comme les auditeurs qui jurent de ne plus écouter France Inter depuis qu'on en a viré Guillon et son collègue. Est-ce que l'effet sera seulement mesurable ? Et puis cette obéissance de suceur de bites des dirigeants de la radio, nommés l'un par le nain, l'autre par le premier, ne doit pas nécessairement nous inciter à casser un service public, irresponsable, sauf ces deux clowns tristes. Celui qu'il faut atteindre c'est la charogne qui s'est installée à l'Élysée et qui laisse tirer à boulets rouges sur les deux compères sacrifiés à son confort intellectuel. Les nains comme souvent les autres infimes sont méchants parce qu'ils se sentent victimes d'injustice. C'est vrai d'ailleurs, mais elle vient de la nature, de dieu s'ils veulent, pas de leurs contemporains.

 

Nous pouvons donc au moins prendre la sage décision de ne pas laisser réélire le nain, de tenir éloignés du pouvoir les autres nains intellectuels qui grenouillent autour de lui, et aussi tous les autres profiteurs qui essaient de nous vendre des idées inacceptables en faveur des étrangers qui vont squatter notre pays en y faisant des enfants et en réclamant des droits que nous ne nous sommes jamais offerts à nous mêmes. Les canadiens français sont déjà en butte aux mêmes provocations que nous avons connues en France. Virer les étrangers non européens devient urgent, si vous ne voulez pas que vos enfants lèchent un jour le cul du mec devant lors des prières islamiques, si vous ne tenez pas à régresser de cinq siècles, ni deviner le sort que la majorité d'origine étrangère fera à vos descendants quand elle se sentira assez forte.

 

Il est déjà tard pour tirer le signal d'alarme, les bons sentiments et la pensée unique ont fait leur temps. La crise est là pour nous montrer qu'on n'est pas si riches que la générosité qu'on veut nous imposer au profit d'une racaille terroriste et dogmatique. Chacun chez soi, nous gérerons nos propres racailles depuis les quartiers sensibles jusqu'à l'Elysée.

 

 

 

Tag(s) : #Politique

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