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 Le Maghreb et le Moyen Orient, des pays dirigés par des dictateurs, des princes ou des rois (cherchez votre dictionnaire des synonymes)  se soulève, gronde, tue, se fait tuer et finalement tourne en rond : parce que l'argent, le pouvoir et les hommes qui incarnent les prétendues puissances, ne remplacent ni l'eau ni le pain, le maïs ou le manioc !

 

Les révolutions, quand elles ne sont pas téléguidées avec des intentions vicieuses comme c'est le cas ici, sont généralement vaines au premier abord. Des vengeances, un soulagement apparent par rapport à une situation d'injustice, mais aucune solution.

 

Comme finalement il faut bien que quelqu'un dirige les pays on change de dictateur en changeant le nom de la fonction, en la rendant moins pérenne, ce qui la rend souvent moins efficace, mais ça ne donne ni travail ni nourriture ni aucune solution d'avenir en soi. Autrement dit, une révolution ne vaut que ce que vaut l'homme qui en a pris la tête, ce que valent ses idées et finalement son intégration dans le milieu politique international; car un pays, un ensemble de pays dans une région du monde ne peut rien si les autres pays du monde décident de lui tourner le dos.

 

On voit que les états qui bravent les règles sont mis au ban des nations, et qu'alors les peuples subissent les sanctions dirigées contre leurs représentants.

 

Et pendant que des peuples un peu à la traîne, - il ne faut pas avoir peur de le dire, - se réveillent un peu, les peuples prétendument démocratiques et avancés prennent conscience dans leur masse et eux aussi sans leader véritablement affiché, que le capitalisme rebaptisé libéralisme les rend misérables pour conserver la haute main sur la planète, car à ce niveau de pouvoir et d'argent la notion de nation n'existe plus, ni même celle d'individu.

 

On redoutait qu'un jour la machine prenne les rennes du pouvoir, on ignorait de quelle façon car ce qu'on peut imaginer peut être contrarié, et nous voilà confronté insidieusement au problème : les règles de la finance gérées à travers le monde par des machines sans doute inconscientes d'elles mêmes mais agissant dans le prolongement de programmes écrits par des inconscients, sont en train de ruiner les économies réelles au profit d'une économie imaginaire, subjective, tout aussi bidon que l'argent dette (il faut impérativement avoir suivi cette vidéo dont le lien se trouve sur ce blog).

 

Au bout du compte ce sont des machines qui expliquent que, certes, les investissements qui ont servis à créer des industries ici ou là vont être perdu en renonçant aux bâtiments, outils et personnels formés, mais que le rendement supérieur dans un pays émergent où de semis-esclaves travaillent pour une aumône rendra l'opération rentable à court terme.

 

L'ennui avec les machines c'est qu'elles étudient les problèmes avec les informations qu'on leur fournit et je doute qu'on ait inclus dans les programmes que dans le proche avenir les frais de transports seront  insurmontables si encore le transport reste possible (la fin du pétrole)

 

J'ai travaillé pour une entreprise qui fabriquait des mini centrales électriques pour les pays sud américains, où les pampas, les distances entre métropoles, les jungles, interdisent d'imaginer des réseaux électriques en toile d'araignée comme le réseau français est ou était.

L'électricité se transporte mal, les pertes en lignes qui ne font que chauffer les câbles sont énormes, et c'est pourquoi on la transporte en très haute tension avec les difficultés et les dangers de la chose. Alimenter les divers regroupements industriels ou d'habitats avec une production locale est donc économique.

 

Si maintenant on transpose cette évidence sur tout ce qui peut se réaliser sur place, on imagine bien que là aussi on va vers l'économie (nom abusivement donné à l'ensemble des données concernant l'argent monnaie) !

Bien entendu on n'exploitera pas le gypse ou le granit dans les déserts de sable, on n'extraira pas de marbre en Ardenne et on ne pompera pas le pétrole sur l'île de la cité (encore que, hein ?) mais aller fabriquer ou assembler des produits sophistiqués à l'autre bout du monde est presque aussi stupide, sauf que ça c'est réalisable. Mais le prix est la ruine d'un pays où le travail et donc le partage des richesses disparaît !

 

Or, et c'est là l'ironie de la chose, sauf une faible fraction de la population de ces pays émergents dirigés par une tyrannie de fait, qui appartient à la classe dirigeante et qui y a accès, la population, nombreuse, est bien trop pauvre pour être cliente de ce qu'elle fabrique, qu'il s'agisse d'automobiles, de climatiseurs ou d'ordinateurs ou toutes autres choses sophistiquées (panneaux solaires,) alors que dans ces pays la majorité des gens vit dans des lieux dont ils ne sont que des occupants sans titre et sans confort.

 

Comme le transfert du travail, aux conditions financières où il s'est fait, permet un temps encore aux habitants des pays dépouillés d'acheter à bas coûts ce qu'ils ne fabriquent plus eux mêmes, on a le sentiment que tout le monde y gagne : les spoliés de fait en achetant moins cher mais avec des réserves qui s'épuisent; les exploités de fait eux bénéficiant d'un très provisoire transfert de technologie et de travail, même mal rémunéré, qu'ils n'avaient pas avant. Mais que pour faire ils doivent renoncer à leurs activités qu'on va dire "traditionnelles" de pèche, de chasse ou de culture et cela sous la pression de dirigeants dont le seul souci est leur enrichissement personnel immédiat.

 

On voit bien que rien, jamais, sur notre boule ne pourra devenir cohérent tant qu'un organisme mondial et mondialement accepté voire imposé, ne réglera pas les équilibres, car c'est bien de ça qu'il s'agit.

 

Une comparaison (qui ne vaut que ce qu'elle vaut évidemment)? Pensez à un ras de marée, un tsunami : Des masses énormes d'eau déferlent sur un pays. Il faudra bien qu'elles retournent d'où elles viennent puisqu'elles sont liquides. Lentement ou vite elles reflueront après avoir tout dévasté. La nature nous offre le spectacle permanent de cette nécessité d'équilibre "sphérique" avec les marées ! Les évènements extérieurs contrarient en permanence cet équilibre (vent, lune) mais la nature imperturbable ramène rapidement les choses dans leur état initial, pour autant que l'homme ne s'en mêle pas, car alors il lui faut plus de temps.

 

On peut artificiellement déplacer des hommes, des matières et du travail vers un point unique de la planète, mais pour un million d'excellentes raisons ça ne pourra perdurer. Voyez comme les paysans déplacent leurs bêtes d'une prairie à l'autre pour éviter que les terres soient trop piétinées et que les bêtes meurent de faim, comme les chevaux auxquels il faut un hectare de pature par animal peuvent se regrouper par moments, mais pour mieux s'étaler à d'autres car brouter chez le voisin débouche forcément sur le partage de sa parcelle avec ce voisin. Mais les hommes sont ils aussi sages que les animaux ? Parfois il faut se souvenir du "Toujours plus" de François de Closets, qui, quoiqu'il date en termes d'époque est toujours d'actualité sur le fond.

 

Pour voir la débilité d'une situation il faut la pousser jusqu'à l'exagération. Donc je fais :

Imaginons que nous avons sacrifié la totalité de nos industries (qu'on a sacrifié pour nous plutôt) et qu'elles se retrouvent en Asie exclusivement  (Chine et "sous continent" indien comme c'est la tendance)

 

Que va-t-il rester aux "restes du monde" ? Comment les autres peuples vont ils gagner de l'argent sans industrie ? Sans monnaie d'échange de cette nature ? 

Il y a certes des régions agricoles. Mais on est en train de casser l'agriculture avec des règles imbéciles, et là où elle est extensive comme aux états unis d'Amérique, elle est suspecte de pesticides et autres ogm.

De toute façon, à terme, (même s 'il devait s'agir de cent ans, mais ce sera moins) transporter ces productions dans un sens et l'autre (échanges) deviendra difficile et coûteux ! La tonne de blé sera inabordable pour un Chinois (la tonne de riz si vous voulez) s'il n'augmente pas le prix des ordinateurs en proportion. Mais alors nous devrons, nous, pays producteurs reconvertis à l'agriculture, la pêche l'élevage; augmenter aussi le prix de nos productions puisque nos besoins seront plus coûteux et que le transport dans les deux sens aggravera la chose, les transporteurs eux-mêmes, étant partie prenante de "l'économie," devant assumer des sur-coûts et augmenter leurs prestations !

 

Bref, la fuite en avant, l'inflation permanente et la misère pour tous. Il est évident que la sagesse est de répartir les productions tant agricoles qu' industrielles tout autour de la planète, et puisque tous les pays ne disposent pas des mêmes richesses en matière de territoires agricoles ou de matières premières, réguler les échanges intelligemment pour et uniquement pour ce qui nécessite cette "redistribution" !

Ce que font les Chinois ou les Indiens peut se faire en occident, c'est évident, c'est nous qui les avons enseignés : la différence c'est que - misérables - ils acceptent des conditions de travail inacceptables et que les entreprises qui les exploitent s'en servent pour faire (brièvement car la concurrence imite) du dumping ! Ceci avec la complicité bienveillante des dirigeants de ces pays, mais plus grave : des nôtres !

 

Je vous le dis, en vérité (comme l'autre) : tant qu'on n'aura pas pendu avec leur tripes les responsables de cette recherche du profit sans scrupule, on n'aura rien fait !

 

Il faut des exemples sanglants, et tellement dissuasifs qu'aucun "Énarque" ou "St Cyrien," ou "Polytechnicien" ou encore merdeux de Science Po n'ait plus le moindre désir de confondre intérêt de la nation et des nationaux avec intérêt de l'entreprise.

 

En fait, j'ai une pensée qui vaut ce qu'elle vaut en faisant ce constat et en imaginant le statut que devraient s'imposer les politiques :

Dès lors qu'un politique, par ses biens propres ou ceux de quelqu'un de sa famille, est intéressé aux résultats des entreprises, il devient suspect de collusion avec les malversations de ces entreprises, qu'elles soient "légales" ou pas. Car tout ce qui affaiblit un pays et rend sa population plus misérable est une atteinte et une malhonnêteté à l'encontre de cette population, que sur le papier cela respecte ou non des règles convenues.

Pour éviter cela, les politiques devraient non seulement donner un état de leur patrimoine réel et familial étendu, avant d'entrer au service de la nation, mais s'interdire même de posséder quoi que ce soit dont la valeur objective est en rapport avec les résultats d'une quelconque entreprise.

 

En somme, les règles actuelles mettent les politiques dans leur ensemble à l'abri de la misère quand ils ont servi la nation. Sans doute les retraites, indemnités et autres "retours" ne sont-ils pas à la hauteur des privautés que leurs fonctions peuvent leur avoir offertes (voyages aux frais de l'état, réception par des tyrans étrangers etc) mais quand on se dévoue pour l'état ça ne devrait pas être par intérêt bassement matériel.

Leur demander d'entrer en politique comme d'autres entrent en religion ou dans l'armée, c'est à dire avec des contraintes, a priori, sévères, est la moindre des choses.

 

Imaginez amis lecteurs que pour conduire une automobile on exige un permis, que pour piloter un avion il faut un brevet, une licence et une confirmation par type d'avion qui exigent des études sérieuses et un cerveau très organisé. 

Que dans le même temps, pour conduire un pays, le premier plouc de Lozère ou le moindre avocaillon de Neuilly fait l'affaire !

 

Ce serait encore tolérable si ces ploucs et avocaillons avaient fait leurs preuves préalables, mais à la condition expresse qu'ils renoncent définitivement à ce que la responsabilité de la fonction se transforme en privilège de fait, enrichissant eux-mêmes bien sûr au delà de toute mesure, leur famille (et leurs amis, car les amis sont là pour soutenir, conseiller et protéger) plutôt que de s'ingénier à organiser leur pays pour le bonheur de ses habitants.

 

Les révolutions sont peut-être nécessaires pour imprimer un changement, mais alors il faut aller jusqu'au bout et liquider pour de bon ceux qui se croient au dessus des lois et du peuple.

 

Toutefois, même avec des idées aussi totalitaires, on voit que les assassins à la guillotine de notre révolution de 89 ne sont pas venus à bout de l'engeance de l'époque dont une grande partie s'était réfugiée à l'étranger, et s'est empressée de revenir plus tard prendre de nouveau la direction des affaires. On voit qu'entre temps un mini dictateur à foutu la merde dans toute l'Europe qu'il à certes fait trembler (quoique, rarement sur son sol national si on excepte l'Italie naissante d'une multitude de principautés et l'Espagne encore sous la domination musulmane quelques siècles plus tôt) mais qui a fini par s'en débarrasser ignominieusement !

 

Au résultat, le passage à ce qui aurait dû être et qui se prétend une république s'est fait un bon siècle plus tard et suite à l'impulsion due à une guerre étrangère sur notre sol, (1870) guerre que nous avons perdue à cause de Napoléon "le petit" (III) prince président soucieux de conquérir le Mexique (tiens, déjà ?) et de rebâtir des châteaux en ruine aux frais des citoyens (aux grands frais si on considère les châteaux, entre autres, de Pau et Pierrefonds, dont je parle pour les avoir visités) plutôt que de faire progresser la nation dans les domaines qui restent aujourd'hui des priorités oubliées (santé, justice sociale, production, entretien et développement des moyens de communication routière puis ferroviaire)

 

Mais quand une génération de parasite s'éteint (ou est éteinte, ça ne me dérange pas de le dire) il faut éviter qu'une autre naisse du peuple, car la tentation est grande et la démocratie une grande connerie.

 

Bien sûr que l'idée même d'un diplôme "d'honnêteté" ou de "direction de pays" est difficile à concevoir, mais on peut imposer des règles comme celle évoquée plus haut de renoncement à tout intérêt financier personnel ou familial, et de soumettre les principaux dirigeants à la surveillance d'un conseil des sages s'appliquant à lui-même les mêmes règles, et se recrutant, comme aujourd'hui le conseil constitutionnel, parmi les anciens hauts responsables, mais de façon plus large et surtout choisie, les anciens cooptant les nouveaux s'ils sont candidats et acceptés. Il est inconcevable qu'un président ou un premier ministre incapables y participent.

 

En attendant, et quoique ça paraisse logique de laisser aux plus intelligents d'entre nous la responsabilité de prendre les décisions, ça reste totalement inacceptable par la majorité : ce seront donc encore des élections "démocratiques*" qui décideront de la prochaine présidence, du prochain staff de députés et indirectement du gouvernement. Car il faut se souvenir que même dans la cinquième république le gouvernement n'est pas élu mais le fait du prince lequel n'a aucune obligation de choisir parmi des élus. Une difficulté supplémentaire pour espérer une objectivité honnête dans la conduite des affaires, la nécessité d'imposer aux "nommés" les règles des "élus" sur le patrimoine, et ça réduirait singulièrement la liste des possibles !

 

Par ailleurs, et je vais en finir sur ce point, la stupidité crasse que constituent les éléments démagogiques suivant me donnent envie de crier "au fou" :

L'obligation de la préférence étrangère pour les entreprises (dite aussi "discrimination positive")  est une absurdité et une injure faite aux Français. Bientôt c'est cette ordure de Khadafi qui va déterminer les embauches dans nos administrations.

 

L'obligation faite aux partis et aux gouvernements d'un équilibre sexiste est non seulement la pire stupidité mais aussi la pire malhonnêteté. D'abord parce que dans certains cas c'est très prématuré, il faut un minimum d'expérience de terrain dans les domaines concernés, mais surtout parce que ça doit se faire naturellement ou pas du tout !

Imposer à des femmes de se présenter ou les y inciter alors qu'elles n'étaient pas partantes n'est pas le gage d'une capacité politique bien utile aux différents niveaux de pouvoir (ville, départements, régions, pays) Ensuite parce que si l'on exige un équilibre par le sexe on devra continuer par un équilibre par l'âge puis par l'origine sociale, puis par l'origine raciale, et enfin par l'origine nationale. Exiger plutôt que de laisser les choses se faire naturellement c'est scier la branche sur laquelle on est assis, mais aussi déraciner l'arbre qu'est le pays.

 

La majorité est à dix huit ans à cause de cet abruti de Giscard d'Estaing, mais serait-elle encore à vingt et un ans que ça ne changerait rien. Pourquoi les très jeunes sont-ils exclus de fait de toutes les instances ?  Imaginez-vous un président de vingt cinq ans, un premier ministre de vingt deux, un maire de dix huit ? Eh, quoi, ils sont majeurs non ? Électeurs donc éligibles ? Pardon ? Ils n'ont pas assez d'expérience, il leur manque la maturité etc. etc.Ah ! Et alors être une femme, d'origine étrangère de préférence (arabe ou noire si possible, musulmanes est un minimum) est un meilleur gage de compétence ?

 

Bon, allez, j'arrête là sinon je vais devenir grossier pour de bon ! Juste noter qu'au sénat règnent des vieillards séniles et qu'eux non plus ne sont pas élus par le peuple, et même plus par l'ensemble des élus, mais par une partie des élus, eux mêmes nommés par leur parti ! (Ce qui laisse peu de place aux candidats libres de toute attache partisane.) Curieusement, alors qu'au niveau local à travers la France c'est majoritairement la gauche qui dominait ces dernières années, les sénateurs élus par ces élus locaux sont majoritairement de droite ! Il y a un problème quelque part ! Une constitution à revoir quoi. Mais qui va s'en charger ? Les nuls que je pointe ? C'est ennuyeux, ils risquent fort de ne pas être très objectifs à leur propre égard !

 

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* Je ne connais pas de système moins injuste, c'est vrai, mais il n'en demeure pas moins que celui là permet l'élection de nos dirigeants de tous niveaux par les plus incultes et les plus stupides de nos concitoyens, comme en témoignent chaque jour - sur le Net - les commentaires rédigés dans un français abâtardi à la limite du compréhensible (parfois franchie) et basés sur des ressentis plus animaux qu'humains !

Tag(s) : #Philosophie

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