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A quelques semaines de l'élection présidentielle, où nous aurons le choix entre la peste et le choléra, je préfère m'abstenir d'écrire un article politique.

Je dirai juste qu'il semblerait bien que la "classe politique" (les "sang bleu" autoproclamés quoi) se soit arrangée pour éliminer les gens ne possédant pour arguments que leur compétence et leur honnêteté. En tout cas je n'en ai vu aucun pointer son nez !

 

Alors pour changer je vais vous parler d'un sujet bien éloigné qui fait partie de ceux qui me passionnent, même s'il est à la fois utopique et si je vais en parler pour montrer à quel point il est difficile d'y croire.

 

Il s'agit de la "communication entre les civilisations interplanétaires"

 

Ça vous la coupe hein ?

Ben oui, je sais, ce n'est pas vraiment dans les préoccupations de l'instant. Mais en même temps ça permet de rêver, d'imaginer que peut-être ailleurs des êtres vivants sont confrontés aux mêmes problèmes de vie que nous et y ont trouvé des réponses.

 

Cependant pour communiquer il faut réunir plusieurs conditions : 

- Être capables de s'expédier des messages radios ou lumineux qui ne soient pas "noyés" dans le "bruit" des étoiles.

- Emettre dans une norme commune

- Être à même de comprendre l'interlocuteur.

 

En outre il faut une patience d'ange, car tant que nous n'aurons pas démontré que la relativité est une fausse science, si nous communiquons avec des gens situés à seulement dix années-lumière, il faudra vingt ans pour avoir une réponse... peut-être !

 

Bien entendu la première condition est qu'il existe des civilisations ailleurs que sur terre.

Vu le nombre de galaxies, d'étoiles dans chaque galaxie et de planètes que ça représente, ce n'est même pas une hypothèse, c'est une certitude. Il n'y a que les traces d'une religion stupide comme toutes les religions, pour nous laisser supposer et nous enfoncer dans le crane qu'un dieu n'aurait créé que la terre et le reste autour.

Considérons donc la chose comme acquise, même si des AL ou centaines d'AL nous séparent. Même aussi si certaines civilisations sont nées et mortes avant que la nôtre voit le jour, ou sont encore dans l'époque de l'enfance voire pas nées mais sur le point de !

 

La seconde condition préalable est donc que l'une au moins de ces civilisations soit assez voisine pour la joindre avec nos capacités d'émission, car si on "arrose" en omnidirectionnel, la déperdition de puissance est fantastique. Si au contraire on émet avec une grande directivité, on peut passer à quelques milliers de kms de notre cible sans l'atteindre.

 

Mais le rêve de chacun, puisque, à l'évidence, nous sommes de petits garçons techniquement parlant face à l'univers, c'est que les autres soient assez forts pour rendre la chose possible, ne serait-ce qu'en s'approchant dans leurs beaux disques volants (lol)

 

Alors avec beaucoup de courage des savants ont obtenu pour un temps assez bref, l'utilisation de "grandes oreilles" histoire de voir si on ne nous adressait pas un message. Naturellement ce fut un échec et pour cause : les civilisations dont il s'agit peuvent bien entendu être des super-civilisations au sens que les savants Russes donnent à cette expression, elles seraient alors largement en avance sur nous et peut-être composées de robots après la fin des êtres vivants les ayant conçus. Elles utilisent peut-être alors des moyens différents et plus rapides tels que la télépathie

Oublions d'emblée celles qui n'auraient que deux cent ans de retard sur nous et ne maîtriseraient pas encore les ondes radio.

 

Quoi qu'il en soit, pour transmettre un message par radio ou autre support de nature similaire, il faut lui donner un contenu sous une forme commune ou au moins que "l'autre" peut décoder.

 

Si nous faisons le bilan de notre connaissance de la radio, pour faire simple, les premières émissions de Marconi (à la suite de Hertz ou Branly qui eux n'y croyaient que comme un jeu de laboratoire) furent des "émissions/coupure d'émission" autrement dit et puisque l'émission était quasiment apériodique, des grands coups donnés dans l'univers électro-magnétique et pouvant à la rigueur transporter du code morse : trait/point ! 

Avec l'invention du micro et de l'hétérodyne puis du super hétérodyne on apprit à n'émettre et ne recevoir qu'une fréquence à la fois sur laquelle quelqu'un parlait. J'abrège évidemment une épopée qui ne semble pas devoir attirer la curiosité des jeunes pour beaucoup desquels tout existant à leur naissance, c'est un peu comme si tout avait toujours existé.

Ces premières émissions modulaient la fréquence porteuse en amplitude, c'est à dire que le niveau de cette fréquence "vibrait" en puissance à la fréquence, et en niveau, en fonction de l'intensité de la voix ou de la musique.

On imagina plus tard d'autres systèmes de modulations, toujours analogiques, dont évidemment la modulation de fréquence où la porteuse garde son niveau de puissance, c'est sa fréquence centrale qui "vibre" à la fréquence de la voix ou de la musique, et plus le niveau est fort plus "l'exploration" en fréquence s'éloigne de cette fréquence centrale sur laquelle on se cale pour recevoir la station.

 

A côté de ces deux systèmes, pour les militaires et autres amateurs, on imagine des systèmes plus "économiques en bande passante" comme la BLU ou la BLI (bande latérale unique, bande latérale indépendante)

 

Naturellement même si la FM et même la modulation d'amplitude y compris en grandes ondes existent toujours, ce sont désormais des mammouths ou des dinosaures devant les émissions numériques et la RNT (radio numérique terrestre) est en passe de faire disparaître les systèmes en question et les interférences et instabilités qui y sont associées.

 

Toutefois, quand il s'agit d'émettre des informations numériques et de rompre définitivement avec l'analogique, il est évident qu'on entre de plein pied dans les choix arbitraires.

On peut décider d'une fréquence d'échantillonnage quelconque qui donnera un résultat ou bien plus économe ou bien plus musical, mais dans quelles limites cela n'est pas déterminable. On peut évidemment émettre deux ou plusieurs canaux pour reproduire un son 3D, mais est-ce utile pour les communications spatiales ? et je n'en finirais pas d'énumérer les choix strictement commerciaux, car naturellement dès qu'on est en numérique on peut ajouter au son du texte voire de l'image.


L'ennui c'est qu'à l'autre bout il faut comprendre et décoder tout ça selon les normes précises utilisées, car autrement ces émissions numériques ont strictement l'apparence d'un "souffle" autrement dit le même "bruit de fond" que les étoiles émettent.

 

Bon, je crois que j'aie assez déliré sur le sujet d'un point de vue technique. Ce qu'il est important de comprendre "par analogie" c'est que pour se comprendre, justement, il faut être d'accord sur la signification de ce que nous émettons, la façon d'interpréter.

Or c'est aussi simple et vrai pour le langage. Je ne suis pas sûr qu'un quart de mes lecteurs ait réellement compris ce que sont les différences entre analogique et numérique, mais ils comprendront que plus on utilise un système primaire, simple et symbolique, plus la possibilité de compréhension est aisée et rapide, alors que les langages ou systèmes de transmission sophistiqués, complexes et alambiqués restent l'apanage d'un petit nombre dont les autres se désintéressent parce que tenus à l'écart du fait même de cette incommunicabilité aisée.

 

Sur notre petite boule il y a des centaines de langues et des milliers d'idiomes sans parler des patois locaux qui utilisent bien souvent un mot pour un autre. En raison de quoi les malentendus sont nombreux.

 

Et puis le sens des mots glisse d'une signification à une autre avec le temps. Je n'en veux pour démonstration qu'un mot : "aucuns" qui au dix septième siècle est utilisé pour exprimer le sens qu'à "certains" aujourd'hui dans des phrases comme : "Aucuns pensent que dans le blason des armoiries les couleurs... "etc.  Un mot qui aujourd'hui élimine au contraire toute participation "aucuns ou aucun signifiant "personne" ou "pas du tout" comme dans : "Aucun de ces individus n'avait participé aux manifestations" ou, parlant de livres par exemple : "Je n'ai aucun de ceux cités dans la liste !"

 

Ce qui est amusant c'est que "certain"  devrait simplement être synonyme de "sûr" et affirmer une "certitude" alors qu'il s'est glissé dans la peau d'un mot qui indique un échantillon, un petit nombre au milieu du grand : "Certains d'entre eux ont pourtant suivi des études !"

 

Alors communiquer avec des extras-terrestres quand on n'est pas sûr d'être compris par ceux de sa langue, de son pays, de sa planète, voilà qui est un peu désespéré.

 

J'espère vous avoir quand même intéressés malgré le côté délirant de ce sujet, et vous avez le droit de l'augmenter en lui apportant vos réflexions que j'aurais plaisir à mettre au bout de mon délire perso !

 


De Joy :

  J'ai tout lu, compris 70 % peut-être... et pensé à une autre forme de communication : les ondes de notre cerveau : alpha, béta, delta, et théta. Mais pour continuer dans ton délire interplanétaire, il faudrait que notre planète soit revenue à sa nature première, sans ondes provoquées envahissantes, et que tous les humains de la terre sachent communiquer ainsi. Oui il est possible de communiquer via ces ondes, surtout en état théta, c'est juste une question d'entraînement. Du moins entre êtres humains. Rien ne signifie que d'autres êtres soient dotés d'un cerveau du même type que le nôtre.

Tag(s) : #Philosophie

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