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 Outre qu'elles n'aiment pas respecter les priorités

 

 

 Les femmes, qui sont rarement soumises au risque de prendre des coups sur la figure, au contraire des hommes qui, même affreusement cocus pensent encore avoir un amour propre à défendre, ont une franchise qui parfois frôle la provocation.

C'est bien mais ça reste risqué car, comme dit la sagesse populaire : "Toute vérité n'est pas bonne à dire !" Et si au moins c'était toujours "la" vérité.

 

A l'opposé, des hommes, à mon image, refusent la provocation directe. Pas par lâcheté, car nous (ma génération et encore plusieurs suivantes,) avons été formés au combat, et ce n'est certainement pas la peur du coup de poing voire d'autres formes de combat qui peut nous effrayer.

 

Alors certains disent que nous sommes diplomates, d'autres faux culs, et d'autres encore hypocrites.

 

Je réfute les trois ou quatre accusations ou qualificatifs (la lâcheté citée d'abord incluse) car nous vivons dans une société qui ne peut supporter la trop grande franchise, et surtout quand elle est inutile.

 

Alarmez vous de voir un  crétin battre son chien et faites lui savoir qu'il pourrait subir le même traitement, c'est très bien.

Mettez votre poing sur la figure de l'affreux malade mental - et parfois alcoolique - qui frappe sa femme, je ne vous critiquerai pas.

Mais à quoi bon faire remarquer à une jeune femme ou une plus âgée d'ailleurs, qu'elle n'a aucun attrait ?

D'abord la malheureuse s'en est bien aperçue seule, et puis blesser les gens qui sont seulement victime des hasards de la nature n'apporte rien à qui que ce soit.

 

On peut, souvent, ne pas partager les choix de vie d'une personne amie ou de la famille. Mais pas lui reprocher une infidélité en se substituant au mari; ou un manque de goût, qui est tellement personnel et saisonnier qu'aucune personne aujourd'hui - sauf pour jouer la comédie - ne s'habillerait comme il y a vingt, trente ou cinquante ans, et encore moins comme au début du siècle passé.

 

Pourtant en toute objectivité et en se basant sur des critères plus intemporels comme la musique, on avait bien plus de goût au dix neuvième siècle voire au vingtième (entre deux guerres mondiales) qu'aujourd'hui, et ça pour une raison simple : tout honnête homme ou honnête femme avait appris au moins les rudiments de la musique, savait tirer l'aiguille et décorait son cadre de vie à son goût. Autrement dit l'hyper-spécialisation n'était pas de mise et on n'appelait pas un architecte d'intérieur décorateur, de même qu'on demandait à la couturière la tenue qu'on imaginait tout comme la modiste créait des chapeaux adaptés à ces tenues mais sur les indications de la femme qui les porterait.

 

Le rapport entre le choix du décor ou de la tenue avec la fidélité ou l'infidélité peut sembler lointain, et pourtant il s'agit bien au fond de la même chose : faire des choix de vie indépendants de l'opinion générale.

 

Or on conviendra que c'est bien là qu'apparaissent les critiques les plus désespérément inutiles.

Mais pas seulement, et il y a toutes celles qui se basent sur l'imagination battant la campagne : Tandis que les hommes se soucient au mieux ou au pire de leur propre "honneur" (amour propre serait suffisant, mais...) les femmes ont souvent une langue de vipère concernant d'autres femmes qu'elles soupçonnent de vouloir leur voler l'affection d'un homme.

 

Pas forcément de leur mari d'ailleurs, et c'est bien là le comique car cette méchanceté les dévoile alors même que ça ne présente aucun avantage.

 

Il y a enfin les femmes qui, jouant les matriarches, aimeraient imposer leurs vues à toutes leurs descendantes.

Par habitude ou convention, elles se soucient assez peu des hommes qui vont mener leurs expériences à leur guise, les accidents étant toujours la faute de la fille.

 

Mais leurs filles, petites filles, nièces, petites cousines et autres doivent s'apprêter à subir le feu d'une critique jamais épuisée, venant d'une femme qui voudra affirmer en se basant sur ses erreurs tout autant que sur ses succès, les deux étant parfois critiquables, que désormais âgée elle détient toutes les vérités sur tous les sujets. Une certitude qu'un scientifique qui doit multiplier les expériences par dix ou mille voire davantage, trouverait bien présomptueuse s'il s'en souciait.

Ce n'est pas parce qu'on s'est trompé dans le choix d'un mari ou d'une profession à une époque passée et donc dépassée de sa jeunesse, qu'on est plus qu'une autre à même de conseiller un meilleur choix dans une époque postérieure, et surtout pour une autre personne n'ayant ni les mêmes talents, ni le même physique, ni, si nécessaire, la même endurance.

 

La politesse est commune aux sociétés les plus diverses. Non pas la même, mais la notion de règles de bienséances existe aussi bien chez les intouchables Indiens, que chez les Arabes avec leur "Salamalecs", chez les Esquimauds si "accueillants"  ou chez nous depuis la nuit des temps.

Les société humaines auraient elles imaginé ce "tampon social" si on pouvait à tous vents balancer des vérités qui n'en sont souvent que pour nous mêmes.

 

J'ai souvenir dans ma jeunesse, d'un crétin qui critiquait mon choix conjugal. Nous n'avions à l'évidence pas les mêmes goûts, et tandis qu'il prenait la femme d'un autre avant de se tuer avec elle en voiture, je ne pouvais que le prier de garder ses conseils et commentaires pour lui.

S'il est mort et la femme avec lui, c'est aussi de sa trop grande assurance qu'ils ont été victime. D'ailleurs, le bébé de cette femme a survécu, en étant superstitieux on pourrait considérer que c'est un signe.

 

La vie est peuplée de tellement de "beaufs" aux certitudes appuyées sur l'ingestion de pastis, de tant de crétins qui croient avoir raison parce que leur musculature freine la critique autour d'eux, mais aussi de tant de pipelettes bavardes et inutilement agressives que ce soit par jalousie, ou par prétention de tout mieux savoir que tout le monde...

 

Je peux citer une amie qui, quoique opérée si tard d'un cancer du sein qu'on a dû le lui retirer, est persuadée que c'est elle qui s'est auto diagnostiquée à temps, et que le médecin - que maintenant elle traite de bon à rien - était à ce moment un génie.

Elle sait tout sur tout, et tout tourne autour de son expérience. Naturellement la politesse interdit de lui dire son fait, quoique... parfois j'ai eu cette méchanceté quand elle m'agaçait, car bien entendu outre qu'elle veuille avoir raison sur tout, elle ressert sa maladie jour après jour.

 

Mais qui peut être objectivement assez stupide pour confondre son cas personnel avec tous les cas similaires mais non identiques du monde ? Elle fait partie de ces femmes pleines de "franchise" mais d'une franchise relative à sa seule opinion, souvent, très souvent erronnée, et que, bien entendu, les aléas de la vie et misères de ses propres enfants, blesse dix fois plus que celles qui ne se sont jamais vantées d'avoir su mieux que quiconque élever leur progéniture.

 

En résumé la franchise est une arme à double tranchant et surtout parfois, une arme factice quand elle ne se base que sur nos opinions tellement hasardeuses.

 

On peut dire - pour l'avoir vu - que le voisin est rentré à dix huit heures, mais on n'a pas le droit d'affirmer que la voisine ne sait pas s'habiller; et redouter que ceux à qui on le dit se gaussent en pensant ou se disant entre eux : "Elle ferait bien de se regarder dans une glace !"

 

Avoir son opinion en mode, en politique ou en religion et dans un petit millier d'autres domaines n'est que ça : "avoir une opinion" et certainement pas détenir une vérité. L'asséner comme un dogme est encore pire.

Tag(s) : #Philosophie

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