Texte Libre

Je suis né en pleine guerre, j'ai mémoire des privations de l'après guerre qui ont quand même duré jusqu'en 1950, j'ai connu la période du plein emploi, même si personnellement j'ai choisi -après trois expériences en entreprises - et une expérience syndicale, de devenir artisan, puis de nouveau salarié pendant vingt ans, puis (mais cette fois licencié à 50 ans pour raison d'économie) de reprendre ma carte d'artisan pour les 15 années qui m'ont menées à aujourd'hui et donc à la retraite au vrai vieil âge prévu en juin 36.
Après les trentes glorieuses on peut dire que j'ai connu les trente miséreuses, moins écoeuré par les patrons et autres capitalistes qui jouent leur rôle dans leur cour, que par les "petits cadres" et autres jeunes blancs becs au griffes recourbées et aux canines aiguisées qui rayent les planchers et qui croient vraiment pouvoir gravir l'échelle en faisant tomber ceux qui sont au-dessus, qui d'ailleurs y parviennent parfois, mais qui finissent par devenir des cibles et se font dégommer bien avant le sommet. Et tous ces trous du culs nés de rien s'imaginent que, parce qu'ils gagnent ponctuellement dix fois le smic, ils peuvent aller jouer dans la cour des grands et chier sur le nez de leurs congénères. C'est dégueulasse et c'est très con, car les intérêts d'un employé - quel qu'il soit - ne se confondront jamais avec ceux d'un capitaliste membre du conseil d'administration et actionnaire important de la boîte, c'est à dire déjà riche au delà des espoirs de nos petites fiotes. Par pitié, ami lecteur, sache à quel monde tu appartiens, d'où tu viens, qui tu dois défendre. Car le jour où de nouveau on va couper quelques têtes pour redresser la barre, on ne se contentera pas de tondre des putains et de donner des places de préfet aux collaborateurs. Une fois a suffit !

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Pour ceux qui aiment le français : Henri Bouasse

La question ne se pose plus vraiment aujourd'hui que les jeunes ne savent plus le français ni l'orthographe d'étudier la "rhétorique" avec le style que recommandaient les anciens et qui "est" l'homme même.

Je ne devrais même pas me permettre un préambule, je vous invite à lire la préface d'un livre de Monsieur Bouasse sur les interférences. Il traite du sujet du discours sur le style : "dur, sec, plein" dit il en exergue en parlant du style scientifique.
J'ai réussi à scanner ces pages de façon qu'elle pèsent assez peu pour être offertes à votre intérêt et, croyez moi, elles le méritent et pourraient en aider plus d'un à se rendre compréhensible. Au moins apprendre à respecter l'ordre d'un discours et d'un sujet, car il y a toujours un ordre logique ou temporel qui s'impose.

Merci lecteur d'y mettre la patience que j'ai mis à scanner, réduire en poids, séparer les pages doubles pour installer ce texte magnifique ici ce qui demande du travail. Le résultat en vaut la peine.











































Voilà ! Le vrai bouquin commence ensuite, mais c'est jusque là qu'il est une véritable leçon de français. Voyez quand même la première page pour comprendre qu'il ne s'agit pas d'un écrivaillon mais bien d'un savant.
 
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