Partager l'article ! (mes) Chansons lestes: ...
Je suis né en pleine guerre, j'ai mémoire des privations de l'après guerre
qui ont quand même duré jusqu'en 1950, j'ai connu la période du plein emploi, même si personnellement j'ai choisi -après trois expériences en entreprises - et une expérience syndicale, de devenir
artisan, puis de nouveau salarié pendant vingt ans, puis (mais cette fois licencié à 50 ans pour raison d'économie) de reprendre ma carte d'artisan pour les 15 années qui m'ont menées à
aujourd'hui et donc à la retraite au vrai vieil âge prévu en juin 36.
Après les trentes glorieuses on peut dire que j'ai connu les trente miséreuses, moins écoeuré par les patrons et autres capitalistes qui jouent leur rôle dans leur cour, que par les "petits
cadres" et autres jeunes blancs becs au griffes recourbées et aux canines aiguisées qui rayent les planchers et qui croient vraiment pouvoir gravir l'échelle en faisant tomber ceux qui sont
au-dessus, qui d'ailleurs y parviennent parfois, mais qui finissent par devenir des cibles et se font dégommer bien avant le sommet. Et tous ces trous du culs nés de rien s'imaginent que, parce
qu'ils gagnent ponctuellement dix fois le smic, ils peuvent aller jouer dans la cour des grands et chier sur le nez de leurs congénères. C'est dégueulasse et c'est très con, car les intérêts d'un
employé - quel qu'il soit - ne se confondront jamais avec ceux d'un capitaliste membre du conseil d'administration et actionnaire important de la boîte, c'est à dire déjà riche au delà des
espoirs de nos petites fiotes. Par pitié, ami lecteur, sache à quel monde tu appartiens, d'où tu viens, qui tu dois défendre. Car le jour où de nouveau on va couper quelques têtes pour redresser
la barre, on ne se contentera pas de tondre des putains et de donner des places de préfet aux collaborateurs. Une fois a suffit !
Le chant du cygne sexagénaire (For all songs : Lyrics, music and chords by François Aronssohn)
Y' a longtemps que mes vingt ans s'enfuient oubliés
Mais je me sens jeune pourtant quand je peux enlacer
Une fille au frais minois à la taille fine
Qui vient chercher dans mes bras une rime à copine
Vingt ans, je les ai trois fois,
Et j'ai trois fois plus d'atouts
Dans mon jeu comme tu vois
Vingt ans, trois fois à la fois
Et je passe le mois d'août
A miauler sur les toîts
Je connais des cinémas où sous le manteau
On peut échanger du doigt toutes sortes de propos,
Et souvent de ces princesses on apprend surpris
Qu'elles viennent s'éclater les "tresses" pour plaire à leurs maris
Vingt ans, elles les ont parfois
Mais à vingt ans les matous
Ne les satisfont pas
Vingt ans que je m'entraine moi
A satisfaire tous leurs goûts
Elles n'y résistent pas
Quand l'accord est bien parfait si elle est majeure
Il n'est pas besoin tu sais d'y mettre un peu de beurre
Il faut et suffit en fait d'emmener la soeur
A l'abri d'yeux indiscrets pour lui fendre le ... coeur,
Vingt ans, je les ai trois fois
Et j'ai trois fois plus d'atoûts
Dans mon jeu comme tu vois
Vingt ans, trois fois à la fois
Il faudrait être bien fou
Pour n'en profiter pas
De la jeune dévergondée à la plus rassise
Je penche des deux côtés ma tour est celle de Pise
Le goût acide des fruits verts ne me gêne pas
Et le goût sucré des mères me laisse un peu baba
Vingt ans, encore vingt ans,
Je n'en demande pas plus
Et savez vous pourquoi
Vingt ans, pas plus de vingt ans
Je pourrais peut-être plus
Mais je touche du bois
Vingt ans, patientez vingt ans
Et je n'vous tromperai plus entre six bouts de bois
Et je n'vous tromperai plus entre six bouts de bois
Chanson pour Irène
Quand on te caresse
Le trou du cul ou du con,
Qui donne mieux l'ivresse
Entre une fille et un garçon ?
Quand on te chatouille
Petite cramouille
Dis moi pourquoi tu n'aimes pas
Que ce soit fait par un gars !
Tu as une petite amie
Qui te fait plein de mimis
Elle te suce le bout des seins
Mais ce n'est pas bien malin
Et je me fais fort ma vieille
De te faire tout pareil ouais,
Ce sera même bien meilleur
Si t'y mets du coeur.
Tiens, regarde un peu,
Comme c'est beau une qué quet ette
Tiens berce la bien
Dans le creux de ta main
Elle a bien envie
De te faire ta fê ê te
Alors montre lui
Que tu l'aimes un peu sacrebleu
Je t'invite à la fête,
Viens donc nous allons danser
Mais en tête à tête
Et dans un lit allongés
Je veux ô ma biche
Me faire une ni iche
Au fond de ton doux buisson
Blotti tout contre ton con
Et le matin
Me trouvera
Serrant ton corps entre mes bras
Toujours à la fête
Car le temps ne compte pas !
D Bm
Sur sa tête elle avait posé
G A7
Un p'tit bonnet, empesé
Dans ses bras elle tenait serré
Un beau matou, Un minet
Sur son dos était enfilé
Une veste au col, fourré
Et je la regardai passer
Surpris et même étonné :
« Comment madame, osâtes vous
Passer sans même me regarder
Je suis amoureux comme un fou
Veuillez en être impressionnée ! »
Je savais ce que j'aurais dit
Si ma langu' ne s'était figée
Déjà dur de m'en être épris
Pour en plus en être ignoré !
« Madame, j'ai bien vu l'alliance
Tant pis, je vous veux tout autant
J'ai fait tout le tour de la France
Aucune ne m'attire vraiment
Que vous... »(mesure complétée en arpèges)
De sa tête elle a vite ôté
Son p'tit bonnet, empesé
De ses bras s'est vite échappé
Le matou, le minet
Son gros chat qui m'avait griffé
L'obligeant à m'inviter !
Sous la photo de son mari
Et de ses beaux parents aussi
Elle avait soigné mon bobo
Si fraîche sous son boléro.
Madame, gardez donc l'alliance
J'avoue, je n'en suis pas gêné
Donnez vous en toute confiance
Puisqu'il est si loin votre « aimé »
Je mesur' tout' votre indulgence
Et j'avoue que j'en suis ravi
Et où qu'il séjourn' en Provence
Je bénis votre cher mari,
De son lit ! (Trois mesures en pompe)